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Côte d’Ivoire | Mali | Sahara Occidental (Sur la platine – Février 2010 – V)

Difficile de suivre le rythme ! Je prends du retard. Cette fois-ci, donc, deux bons disques et un très moyen.

African pearls 5: Côte d’Ivoire. West african crossroads: le 5e titre numéroté de cette très belle série qui en comprend 10 déjà. Retour sur les musiques de Côte d’Ivoire des années 1960 à 1980. Influences diverses, de la rumba congolaise à la soul américaine en passant par la pop française. Extraits en écoute ici. (Syllart) 7/10

Ballaké Sissoko et Vincent Segal, Chamber music: rencontre entre violoncelle et kora. Musique intime, intimiste, à écouter en fin de soirée, en fin d’une chaude journée d’été ou au coin de feu pour se réchauffer. La kora égrène les notes, le violoncelle les soutient, les souligne, se prend parfois pour un instrument qu’il n’est pas, ses cordes émettant des sons proches de luths africains. Rencontre réussie, aboutie même si je préfère celle où Liu Fang joue avec le même Ballaké Sissoko. Voir aussi la critique de Thierry. En écoute sur deezer. (No Format) 8/10

Group Doueh, Treeg salaam: musique sarahouie, proche du “blues du désert”, avec guitare électrique, luth tidinit, percussion tbal, synthé et chant. Disque qui aurait pu être bon si la qualité des enregistrements avait été meilleure (ils viennent des archives du groupe, de vieilles cassettes audio). Intéressant comme document sur la vitalité des musiques dans cette région. Une critique sur Mondomix. Extraits de l’album ici. (Sublime Frequencies) 5/10


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Guitares du désert

Trois nouveautés dans le style de Tinariwen

– Justin Adams et Juldeh Camarah, Soul Science

Le producteur de Lo’Jo et Tinariwen, et aussi guitariste de Robert Plant, Justin Adams, rencontre le musicien Peul Juldeh Camara (de Gambie) dans un disque rempli d’une sensation d’urgence, plein d’énergie. Association des guitares et d’instruments à cordes comme le ritti et le gologo. Fortement recommandé !

– Etran Finatawa, Desert crossroads

Groupe de nomades Touareg et Wodaabe du Niger aux guitares qui se déchaînent dans un style très “tinariwenien” mais qui composent aussi des morceaux plus calmes, plus sophistiqués. Ils introduisent des bouts de field recordings et parlent de la disparition de leur culture. Fortement recommandé également.

– Tiris, Sandtracks

Les membres de Tiris sont originaires du Sahara Occidental et se sont rencontrés dans des camps de réfugiés en Algérie. Leur disque peut aussi se rapprocher de ceux de Tinariwen mais les guitares se font plus calmes et le chant plus retenu. Par contre, la production et l’ajout de musiciens occidentaux nuit à la musique. A écouter mais pas aussi puissant que les deux disques précédents.