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de A à Z, le monde en musiques


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Cambodge (IV) – 60’s pop

Les Khmers Rouges ont interdit la musique, à part les chants officiels patriotiques, et ont poursuivi les musiciens et chanteurs. Il y a un avant et un après, et surtout une certaine nostalgie du passé. Dans les années 1960 et au début des années 1970, c’était l’âge d’or pour la chanson pop. Des chanteurs comme Sinn Sisamouth et Ros Sereysothea interprétaient de la musique traditionnelle, de la pop occidentale, du rock’n’roll, du mambo, de la chanson française… Les disques ont été précieusement conservés par les Khmers et réapparaissent depuis quelques années. Pour trouver des versions non transformées (ajout de synthés et rythme accéléré), la chaîne youtube Cambodian Vintage Music est une excellente source. Un documentaire sur le sujet vient de sortir (je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir) : Don’t think I’ve forgotten.

Ros Serey Sothea – Chnam Oun Dapram Moy (the Best Version), un classique pour commencer !:

Sinn Sisamouth – Champa Battambang, une chanson romantique:

Sinn Sisamouth – Kale Oun Ram Monkeys, un twist:


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Obsession cambodgienne III: Electric Cambodia (Sur la platine – Février 2010 – VI)

Dengue Fever presents electric Cambodia. 14 rare gems from Cambodia’s past 

Les personnes qui me connaissent ou qui lisent ce blog depuis longtemps savent que j’ai une certaine obsession cambodgienne. Je ne pouvais donc pas laisser passer ce disque présenté par Dengue Fever, un de mes groupes favoris (sachant aussi que pour tout achat, une partie de l’argent sera reversé à Cambodian Living Arts, qui soutient les artistes cambodgiens).

Les enregistrements datent des années 60 et vont jusqu’à 1975, moment où les Khmers Rouges ont pris le pouvoir. C’était une période de pleine effervescence (qu’on pourrait comparer à ce qui se passait à Singapour): la jeunesse voulait danser, les artistes s’inspiraient des musiques occidentales tout en les mélangeant à certaines traditions, ce qui donne ce son si particulier.

Le cd comprend des morceaux favoris de Dengue Fever, des morceaux que le groupe a souvent repris d’ailleurs et c’est intéressant d’entendre les originaux. Mais est-ce qu’il s’agit bien des originaux ? Difficile à dire. Les disques d’origine ont soit été cachés pendant plusieurs années soit emmenés par les Cambodgiens qui ont fui le pays. Par la suite, beaucoup de cassettes ont circulé (certains enregistrements n’existent plus que sous cette forme et ça s’entend souvent dans la distorsion pas vraiment d’origine – voir la plage 2, Don’t speak, par exemple) et certaines chansons ont été retravaillées en y ajoutant des synthés. Pour écouter quelques chansons originales, allez voir chez Radiodiffusion.

Quoi qu’il en soit, les très belles voix un peu aigües de Pan Ron et de Ros Sereysothea vous subjugueront, tandis que les guitares vous électrifieront (écoutez par exemple la plage 13, au titre inconnu). Quant à la plage 11, Snaeha, ne vous rappelle-t-elle pas Bang Bang (en écoute ici, avec Flowers in the pond et avec interview de Dengue Fever). (Minky Records) 7,5/10


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Obsession cambodgienne

Depuis la découverte de Dengue Fever, Ros Sereysothea, Sinn Sisamouth et mon voyage sur place, je suis fortement intéressée par tout ce qui est cambodgien. Voici donc une page pour nourrir mon appétit, le vôtre aussi j’espère. Clips, chansons, archives, extraits de radio, tout y est.