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de A à Z, le monde en musiques


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Gamelan fusion (Sur la platine 2011 – IV)

Deux disques mélangeant gamelan et traditions d’ailleurs, d’Okinawa et d’Inde. Et non, ce n’est pas une aberration, des liens existent réellement entre ces musiques, que l’on aille du sud au nord, ou d’ouest en est.

Tetsuhiro & Naeko Daiku & Sekar Tunjung, Gamelan-yunta: en regardant une carte du monde, on se rend compte que les îles d’Okinawa et les îles indonésiennes se trouvent aux deux extrémités d’un même arc de cercle. Ces îles ont toujours été une étape importante sur la route du commerce entre le Japon et l’Asie du Sud-Est, il n’est donc pas étonnant que certaines musiques puissent se rapprocher. Dans ce cas, il s’agit de la même échelle pentatonique, ce qui rend compatible ces chants accompagnés de sanshin et les percussions du gamelan. Ce n’est pas toujours un disque facile à écouter, le chant d’Okinawa étant assez monotone, mais la rencontre est intéressante. (Off Note) 6,5/10

Ensemble Multifoon, Indi go: rencontre entre les musiques indiennes et indonésiennes. Le projet est né à l’initiative de la compositrice indonésienne Sinta Wullur et du musicien hollandais Martijn Baaijens, joueur de sarod indien qui, travaillant ensemble, ont découvert beaucoup de ressemblances entre ces musiques, notamment au niveau des échelles. Avec l’ensemble Multifoon, ils ont composé de nouvelles œuvres associant le gamelan et le sarod, créant des ambiances quelques peu irréelles, qui transportent l’auditeur loin de toute considération musicologique. C’est en effet un disque qui se laisse écouter avec plaisir. (Pan Records) 8/10


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Sur la platine: Asia in the 60s and 70s (essai de rattrapage V)

Turkish freakout. Psych-folk singles 1969-1980: musiques psychédéliques, rock anatolien, influences jazz, avec guitares fuzz. Rencontre entre orient et occident, entre traditions et musiques pop rock de l’époque. Artistes connus comme Erkin Koray et stars plus locales, tous présentés dans le livret auquel manque une présentation plus générale de la scène musicale de l’époque. (Bouzouki Joe) 7,5/10

Koes Plus, Dheg dheg plas & Volume two: la suite des enregistrements de ce groupe rock indonésien. Koes Bersaudara devient Koes Plus, incluant trois des membres originaux mais un nouveau batteur, d’où le changement de nom. Groupe extrêmement important et populaire sur la scène locale, interprétant de la musique rock (on les appelait les “Indonesian Beatles”) souvent psychédélique mais aussi des styles locaux. (Sublime Frequencies) 7/10

Persian underground. Garage rock, beat and psychedelic sounds from the Iranian 60’s & 70’s scene: je pourrais en partie recopier le commentaire du disque turc: on retrouve ici aussi un mélange de musiques orientales et occidentales, avec des guitares électriques et des sonorités psychédéliques. Compilation de 45 tours issus d’une scène qui a disparu abruptement. De même, le livret manque un peu d’infos sur le contexte. (Persianna) 6,5/10

(pas d’extraits sonores cette fois-ci – vous trouverez bien seuls !)


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Le gamelan indonésien: introduction

Gamelan Semara Ratih (photo du site de Bozar)

Plusieurs salles de concert belges (mais aussi hollandaises) organisent en septembre des concerts de gamelan indonésien. Des livres entiers ont été écrits sur le sujet, je me contenterai d’une courte présentation et d’une discographie. J’espère avoir l’occasion de détailler les différents styles dans le futur.

Qui dit Indonésie, dit gamelan, même si cette musique ne se retrouve que dans une petite partie du pays, sur les îles de Java, Bali et Lombok. Le gamelan est un style de musique mais aussi le nom donné à l’ensemble instrumental composé en général de nombreux xylophones, gongs métallique et tambours et, selon les régions, d’instruments à cordes et à vent. Les musiciens jouent chacun leurs notes, se partageant le jeu pour former ensemble une mélodie.

A Bali, les gamelans sont attachés aux temples et ont une fonction rituelle, liée à une forme d’hindouisme typiquement balinaise, même s’il y a des représentations pour le divertissement. Il existe de grands ensembles avec instruments en métal ou en bambou, aux sonorités rudes et bruyantes mais aussi des musiques pour un ou deux xylophones, très intimistes.

A Java, les gamelans appartenaient aux cours royales et la musique avait une fonction cérémonielle en affirmant l’autorité du roi. Ils accompagnaient rituels religieux, cérémonies officielles, mariages, poésie, danse ou théâtre d’ombres et de marionnettes. Aujourd’hui encore, ils ont toute leur importance dans la communauté même s’ils sont aussi devenus une attraction touristique. Métallophones et gongs sont rejoints par le luth rebab et la flûte suling, ainsi que par une partie chantée, rendant l’ensemble plus délicat qu’à Bali. A l’est de Java, les deux grands centres sont Surakarta au style raffiné et subtil et Yogyakarta au style plus fort. A Sunda, à l’ouest de Java, le style principal est le degung. L’ensemble est assez petit, juste quelques gongs et métallophones ainsi que la flûte suling, rendant des sonorités fort contemplatives et légères.

Discographie
Bali

Roots of gamelan: the first recordings, Bali 1928, N.Y. 1941, un disque historique, comprenant également les transcriptions de Colin McPhee, compositeur classique fortement intéressé par le sujet.
The Bali sessions, une belle introduction sur les musiques de Bali, concoctée par Mickey Hart
Anthologie des musiques de Bali, une série essentielle pour comprendre les styles différents
volume 1: traditions populaires
volume 2: gamelan virtuoses
volume 3: musiques rituelles
volume 4: traditions savantes
Jegog of Suar Agung, Negara, grand gamelan en bambou du village de Negara; ; Bali: les grands Gong Kebyar des années soixante, tradition du gamelan recréée au début du 20e siècle. Gamelan métallique très bruyant, sonore et virtuose.
Mandala Jati-Semarpegulingan Ensemble, Sweet and intoxicating gamelan, gamelan métallique de cour, plus doux que le Gong Kebyar

Java
Gamelan of Central Java: I. Classical gendings, premier volume d’une série comptant actuellement 13 volumes, montrant toutes les facettes du gamelan du centre de Java.
Java: palais royal de Yogyakarta, 1 –  Les danses de cour et
Java: palais royal de Yogyakarta, 2 – Musique instrumentale, deux facettes du gamelan princier de Yogykarta
Indonésie, Java centre. Gamelan de Solo, le jeu des sentiments, gamelan de cour de Surakarta
Java – pays Sunda: musique savante 2. L’art du gamelan degung, gamelan degung de Sunda

Concerts:
Semara Ratih, gamelan balinais, le 11 septembre 2010 au Zuiderpershuis, Anvers
Sunda, gamelan de Sunda, le 18 septembre 2010 au Zuiderpershuis, Anvers
Gamelan sunday, le 19 septembre 2010 à Bozar, Bruxelles (gamelan de Java et de Bali et oeuvres contemporaines pour gamelan inspirées par Steve Reich)


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Etats-Unis | Mongolie | Nouvelle-Guinée (Sur la platine – Juillet 2009 – I)

En ce début de mois de juillet, trois disques ont retenu mon attention pour diverses raisons. C’est à nouveau un voyage assez improbable dans l’histoire et dans des cultures fort différentes.

Etats-Unis

Banjo. An American five-string history, 1901-1956: ce disque a été compilé par Gérard De Smaele, grand spécialiste belge de l’instrument et consultant pour l’exposition “Banjo !” au MIM en 2003-2004. Plongeant dans les archives – l’enregistrement le plus ancien date de 1901 – il nous propose de revivre une partie de l’histoire des Etats-Unis. D’origine afro-américaine, le banjo à cinq cordes a été utilisé pour tous les types de répertoires, à la fois européens et africains, des salons où il est joué en style classique ou semi-classiques aux campagnes des Appalaches où il s’enracinera profondément. C’est là que se font les premiers “field recordings” par, entre autres, John et Alan Lomax mais aussi des enregistrements commerciaux, les firmes de disques y envoyant “talent scouts” et studios portables. Le disque s’arrête aux années 50, au début du folk revival qui sépare le monde des “anciens” de celui des “nouveaux”. Des notes très complètes accompagnent chaque morceau. Je vous conseille tout particulièrement Ladies on the steamboat de Richard Burnett où celui-ci, tout en jouant du banjo, imite le son de l’instrument à la voix.

Mongolie

Mongolie: chants et morin khuur: ce n’est un secret pour personne, j’aime le chant de gorge et les musiques de Mongolie ou de Tuva. J’attends toujours avec impatience les nouveaux disques mais je suis de temps en temps bien déçue: la folklorisation et la virtuosité passent souvent par là et ne m’intéressent guère. Rien de tout cela dans ce très beau disque enregistré sur place et produit par Ocora (label de qualité): libérés du contrôle de l’époque communiste, les Mongols peuvent à nouveau se tourner vers des traditions anciennes et s’exprimer tels qu’ils le souhaitent. Chants diphoniques khöömii, chants longs urtiin duu, chants courts bogino duu et vièle morin khuur renvoient aux sons de la nature, aux grands espaces de la steppe.

Nouvelle-Guinée

Lani Singers: Ninalik ndawi: j’ai envie de parler de ce disque moins pour la musique – tout à fait agréable par ailleurs – que pour le sujet qu’il aborde. Les Lani Singers sont originaires de Nouvelle-Guinée occidentale, la partie de l’île sous contrôle indonésien. Avec ce disque, il veulent exprimer le désir de liberté d’un peuple qui est forcé de vivre au second rang. Les Indonésiens pratiquent le nettoyage ethnique et invitent de nombreux émigrants de Java ou Sumatra à s’installer sur l’île où ils sont prioritaires pour les emplois, les soins de santé et l’éducation. Malgré tout, les Papous essaient de garder leurs traditions: sur ce disque, les Lani Singers interprètent des chansons accompagnés d’ukulélé et de guitare, dans un style commun à tout le Pacifique.


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Instruments du monde: le sape

Dans les musiques du monde, les instruments utilisés sont de toutes formes et de toutes tailles. Leur diversité est immense, même  s’il est possible de les classer en grandes catégories comme cordophones, idiophones, etc. Je commence ici une nouvelle rubrique qui, je l’espère, grandira progressivement. Le premier instrument sur lequel je vais m’attarder vient de Bornéo: le sape.

Le sape (sapeh, sampet, sampeh…) est un luth traditionnel à cordes pincées ou frottées des peuples vivant le long des rivières du centre de Bornéo, souvent rassemblés sous le nom de Dayak, que ce soit à Sarawak (Malaisie) ou à Kalimantan (Indonésie).  Oblong, mince et à caisse plate  évidée prolongée d’un manche court, il est taillé dans une pièce de bois  qui peut atteindre plus d’un mètre. A l’origine, il était assez simple avec ses deux cordes et trois frettes, aujourd’hui le nombre de cordes peut monter jusque cinq. Au point de vue technique, une corde mène la mélodie, les autres marquent le rythme, créant une musique assez répétitive. Il est souvent décoré et sculpté avec des motifs traditionnels.

Instrument rituel, il accompagnait la transe mais il a évolué au cours du temps pour soutenir les danses et le divertissement. Aujourd’hui, il est souvent électrifié. Le répertoire comporte 35 pièces principales, inspirées des rêves, mais il s’agrandit aujourd’hui.

Le disque Masters of the Sarawakian sape est consacré uniquement au sape, électrique et acoustique, tel qu’il est joué de nos jours pour le divertissement à Sarawak par les artistes les plus connus. Il y a un extrait sur Sawaku. Music of Sarawak présentant une danse solo pour hommes des Orang Ulu et sur Bornéo: musiques des Dayaks et des Punans qui inclut également des morceaux de Kalimantan (danse d’accueil des Bahau exécutée par huit femmes dansant autour des musiciens, musique de divertissement des Kelabit et pièce pour remercier les dieux après une chasse aux têtes des Kenyah).

An Anthology of South-East Asian Music: the Kenyah of Kalimantan (Indonesia) est consacré aux Kenyah de Kalimantan qui utilisent le sape ou sampèq pour accompagner les danses d’hommes ou de femmes. La 13e partie de la série de Smithsonian Folkways, Music of Indonesia, Kalimantan strings propose des enregistrements de sape de plusieurs peuples différents, les Kayan et à nouveau les Kenyah. Ils interprètent des airs pour danser (avec ou sans voix) et des airs populaires en duo.

Les photos des instruments viennent de la collection de Randy Raine-Reusch et montrent un ancien et un nouveau modèle.


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Une musique urbaine d’Indonésie: le kroncong

Vous avez sans doute déjà remarqué mon attirance pour les musiques du passé, pour les 78 tours, pour les musiques hawaïennes… Je vous propose ici un texte (en partie écrit il y a plusieurs années mais qui n’a jamais été édité) sur une musique populaire d’Indonésie, le kroncong. C’est en écrivant l’article sur Hawaï que mon attention a été attirée par “Miss Ninja” et sa chanson dans le style des îles mais qui est aussi du kroncong. Et ce n’est pas la seule “miss”… il y en a bien d’autres…

Le gamelan indonésien est bien connu en Occident depuis de nombreuses années mais il n’est pas représentatif de l’ensemble de la musique indonésienne. Ceci n’est pas étonnant quand on connaît l’immensité géographique et la diversité ethnique de l’Indonésie. Avec ses 13.600 îles et ses 360 groupes ethniques, l’Indonésie comporte la plus grande population de musulmans au monde. Les nombreuses incursions d’influences étrangères – l’hindouisme et le bouddhisme du 3e au 14e siècles, l’Islam du 11e au 15e siècles, les Portugais au 16e siècle, les Hollandais du 17e siècle à la Seconde guerre mondiale, et les courtes occupations britannique et japonaise – ont toutes laissé des héritages musicaux que l’on peut retrouver dans les différents styles.

Les origines du kroncong remontent à au moins 1880 mais les différents ingrédients qui l’ont nourri étaient déjà présents dès le 16e siècle, époque des comptoirs commerciaux des Portugais. Comme toutes les musiques urbaines, le kroncong est un syncrétisme, un hybride qui a été créé par des populations elles aussi hybrides. Les Portugais ont navigué de par les mers pour faire du commerce et ont installé en Indonésie des comptoirs. Ils ont apporté en même temps leurs instruments (des violons et autres instruments à cordes) et leurs mélodies. Le mélange de marins et d’esclaves portugais, africains, indiens et malais a créé un groupe spécifique d’Eurasiens lusophones qui se sont installés à Batavia (Jakarta) et ont épousé des Indonésiennes. A la fin du 19e siècle, ils s’étaient suffisamment intégrés à la vie locale pour être considérés comme indigènes. C’est ce groupe qui est à la base du kroncong.

Miss Eulis & Miss Jacoba

Au début du 20e siècle, lors des premiers enregistrements, c’est une musique de caractère rural. Dans les années 20, les trios de guitare, flûte et violon des origines se transforment en petits orchestres, comprenant en plus des instruments initiaux un piano, une trompette, un violoncelle, une clarinette, un banjo, une mandoline et d’autres instruments. Les artistes deviennent professionnels et le son devient urbain. Les nouveaux interprètes ne sont plus seulement eurasiens mais aussi indonésiens et indochinois, apportant leurs propres influences.

Dans les années 30, le kroncong est soumis à diverses influences, surtout grâce à la diffusion des 78 tours. La guitare hawaïenne et le tango argentin sont en vogue dans le monde entier et l’Indonésie ne fait pas exception. A cette époque, la plupart des interprètes de kroncong sont des femmes. Elles se font appeler “Miss ” : Miss Ninja, Miss Jacoba, Miss Louise… Elles interprètent du kroncong, du blues kroncong, du slowfox kroncong, des tangos, des valses et parfois un mélange de kroncong, de tango, de yodel et de chanson hawaïenne. Avec la propagation du son dans les films au début des années 30, le kroncong prend un autre départ. Il gagne en popularité grâce à son utilisation dans les films.

Gesang et son orchestre

Après la guerre, le son devient plus indonésien à cause de l’interdiction de toutes influences européennes pendant l’occupation japonaise. Ce qui a survécu est le kroncong le plus pauvre. Il est considéré comme politiquement correct par Sukarno (1949-1965) et est promu comme une forme d’art culturellement significative. Pendant son régime, le pays reste isolé des influences occidentales, permettant au kroncong de se développer comme une musique nationale à part entière.

Depuis la fin des années soixante, le public, les interprètes et les compositeurs sont devenus plus vieux et le répertoire a cessé de s’accroître. D’autres genres de musique comme le dangdut ou la pop rapportent plus de gloire et d’argent. Le kroncong continue cependant à être joué dans les night-clubs, les salles de concerts et dans les communautés rurales. Beaucoup de villages ont leurs propres musiciens et par conséquent il y a de nombreuses variations régionales. Mais aujourd’hui, des rappeurs indonésiens se sont emparés du style.

Bien que les instruments et le style de chant ont clairement des origines européennes, la progression des accords surprend l’oreille occidentale et ajoute aux chansons une atmosphère éthérée et troublante. La musique n’est que peu connue en Occident mais elle possède une douce beauté dans sa forme la plus simple.

Quelques références:

Kroncong. Early Indonesian music vol.1 est le disque qui regroupe des enregistrements anciens, issus de 78 tours et qui fait chanter les “miss”. Malheureusement, les notes sont écrites en japonais…

Street music of Java reprend des enregistrements de musiciens des rues, mêlant kroncong et autres styles traditionnels.

Sumatra : kroncong moritsko dans l’excellente série du label Tradisom sur les traditions du monde ayant des origines portugaises propose des enregistrements récents (avec quelques exceptions) et un livret très complet en informations.

Gesang est le compositeur de nombreux morceaux célèbres, dont Bengawan solo. On le retrouve, ainsi que d’autres chanteuses comme Waldjinah, sur Gesang Kroncong Group: Bengawan solo et sur Gesang: Bengawan solo. Lagu-lagu keroncong karya Gesang. Deux chanteuses connues sont Hetty Koes Endang et Waldjinah, déjà citée. Leur répertoire reprend des morceaux célèbres du kroncong mais également de la pop javanaise. Pour Waldjinah, je propose l’album Classical keroncong – Rindu malam et pour Hetty Koes Endang, Keroncong pilihan où elle est accompagnée de l’orchestre traditionnel Orkes Kroncong Bintang Jakarta. Ses autres productions oscillent entre du kroncong pop et de la pop dans le style le plus pur années 80, avec pleins de synthés. Chez les hommes, Toto Salmon est un chanteur reconnu. Son album Album emas keroncong est un bon exemple de sa voix douce.

Lien 1: un article de Paul Vernon qui m’avait inspirée, et qui parle aussi des 78 tours

Lien 2: Kroncong Protol, ou le kroncong rap

Lien 3: le texte d’où viennent les photos