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de A à Z, le monde en musiques


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Sur la platine (Novembre 2008 – I)

Sprigs of time. 78s from the EMI archive: encore un cd rééditant des 78 tours. Très belle présentation, tour du monde dans les musiques du monde au début du 20e siècle mais peu d’informations sur les plages. Premier d’une série à venir (voir ici)

Charlie Haden, Family & Friends: Rambling boy: saviez-vous que cet artiste jazz était issu d’une famille de musiciens old time / hillbilly proche de la famille Carter, qui faisait des émissions radio dans les années 30-40 ? Ce disque rend hommage à ce répertoire, avec en prime une des toutes premières interprétations du petit Charlie comme “yodelling cowboy” !

Hank Williams: Bd rock: Hank Williams 1947/52: une manière agréable de (re)découvrir ce grand artiste via une bande dessinée et deux disques.

Arriba la cumbia !: mix de cumbias anciennes et actuelles, qui mène irrésistiblement vers la piste de danse. Rien de très original mais bonne introduction pour ce “next big thing”.

Les Frères Guissé: Yakaar: guitares et chansons africaines en toute simplicité, pleines de force et sérénité malgré les sujets abordés (le malheur, la souffrance).

Deux disques “ethniques”, “difficiles” (?!?):

Zegar Zivi: Heiap hubu: traditions des Serbes de Dalmatie (en Croatie), enregistré par un Anglais (Andrew Cronshaw) qui a été fasciné par ces chants a cappella, en polyphonie ou en solo et par les sons du diple, une flûte de bergers qui sonne comme une cornemuse. A noter aussi une sorte de vibrato-yodel assez impressionnant ! Préservation de traditions en voie de disparition.

Le baglama des yayla: petit luth baglama des anciens nomades turcs, qui renvoie au monde des steppes de l’Asie Centrale. Airs simples, répétitifs mais prenants.

La déception:

Huun-Huur-Tu feat. Sainkho: Mother-earth ! Father-sky !: chants de gorge, instruments traditionnels mais une impression de trop: trop d’effets, trop de production, trop moderne et pas dans le sens d’un groupe comme Hanggai.

 

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Sur la platine (Septembre 2008 – II)

Sir Victor Uwaifo: Guitar-boy superstar 1970-76: encore du psychédélisme africain,  interprété avec brio.

Hank Williams III: Straight to hell: le personnage est sans doute plus fascinant que la musique, quoique… les références à Hank Williams, son grand-père, sont nombreuses autant dans les chansons que dans le look. Hillbilly ou hellbilly ? Bonne dose de noirceur, de rébellion et d’arrogance.

Alpcologne: Alpha: quel exploit d’enregistrer tout un disque aux cors des Alpes, instruments qui ne sont pas renommés pour leur versatilité ! Dommage que la musique soit accompagnée de vocaux très jazz.

Trois disques aux ambiances mystérieuses, lancinantes, hallucinées:

Kayan Kalhor and Brooklyn Rider: Silent city: voyage musical entre orient (kemanche, musiques perses et kurdes) et occident (quatuor à cordes classique contemporain), hynotique dans le morceau Silent City, commémorant le massacre à l’arme chimique du village irakien de Halabja par Saddam Hussein. Avec une mention pour Niyaz: Nine Heavens: rencontre entre traditions iraniennes, ourdoues et du Khorassan et musique électronique. Album plein d’ampleur.

Max Richter: Valse avec Bachir: score envoûtant, pillant deci-delà Bach ou Nyman, proche parfois du sound design.

Tomandandy: The Strangers: score pour film d’horreur, essentiellement électronique, obsédant, chtonien, aux ambiances qui hantent et oppressent.


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There’s a song in my head (I): “Lovesick blues”

Cela vous arrive-t’il aussi souvent d’avoir une chanson dans la tête et de ne pas pouvoir vous en débarrasser ? Chez moi, c’est fréquent. Voici donc une rubrique qui parle de ça (même si j’omettrai de parler des pires, du genre de Boys boys boys de Sabrina).

La chanson qui traîne dans ma tête cette semaine est un vieux morceau country/blues, Lovesick Blues, composé en 1922 par Irving Mills pour les paroles et Cliff Friend, un pianiste de vaudeville, pour la musique. Elsie Clark enregistra une première version pour Okeh fin 1922, Emmet Miller fit une première version en 1925, en yodelant, Bertha Chippie Hill le suivit en 1927, puis Emmett Miller grava une seconde version en 1928. C’est celle-là que j’ai écoutée récemment et qui m’a rappelée celle de Hank Williams, enregistrée en 1948 et fortement inspirée de la version de Rex Griffin de 1939. Le Lovesick blues de Hank Williams sera le plus gros succès country de l’année. Aahhh la voix grave de Hank Williams !!! (lien youtube ici)

Toutes ces informations, je les ai trouvées dans le livre de Nick Tosches, Country, texte rempli de références, passant souvent d’un sujet à l’autre, mais essentiellement sur les origines de la musique country (sur “les zones obscures”) et ses influences sur le rock’n’roll.


Lovesick Blues

by Irving Mills and Cliff Friend

I got a feelin’ called the blues,
Since my baby said good-bye
Lawd I don’t know what l’ll do
All I do is sit and sigh
That last long day she said goodbye
Well Lawd, I thought I would cry
She’d do me, she’d do you,
She’s got that kind of lovin’
Lawd, I love to hear her
When she calls me sweet daddy

Such a beautiful dream
I hate to think it’s all over
I lost my heart it seems
I’ve grown so used to you somehow
But I’m nobody’s sugar daddy now
And I’m lonesome, I got the lovesick blues

I’m in love, I’m in love with a beautiful gal
That’s whats the matter with me
I’m in love, I’m in love with a beautiful gal
But she don’t care about me

Lawd I tried and tried to keep her satisfied
But she just wouldn’t stay
So now that she is leavin’
This is all I say…
©1922 Mills Music, Inc (ASCAP)