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de A à Z, le monde en musiques


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Afghanistan (IV) – un documentaire

Si les articles précédents vous ont donné envie d’en savoir plus, je vous conseille cet excellent documentaire, Breaking the silence, de Simon Broughton (Rough Guides to World Music, Songlines) tourné en 2002 juste après la chute des Talibans. Il explique comment les musiciens ont survécu pendant la guerre et le renouveau de la musique bien que le pays soit en ruine.

Rendez-vous lundi prochain pour les musiques d’Afrique du Sud !


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Obsession cambodgienne, suite

Mon obsession cambodgienne continue, me tournant cette fois-ci vers le côté sombre de l’histoire du pays. Parce qu’il faut en parler, ne pas oublier la période de Pol Pot et du génocide cambodgien, surtout quand on sait qu’il y a un mouvement de négationnisme de la part des jeunes Khmers.

Le réalisateur cambodgien Rithy Panh s’exerce à garder la mémoire de son peuple, cette mémoire que les Khmers Rouges ont tant bien que mal tenté d’effacer. Sans relâche, il filme son peuple, son histoire et n’hésite pas à aborder des sujets très difficiles.

J’avais déjà vu il y a quelque temps S21, la machine de mort Khmer Rouge, un documentaire de 2002 dans lequel le réalisateur interroge les quelques rescapés mais aussi les bourreaux de la prison principale de Phnom Penh, S21 ou Tuol Sleng, installée dans une ancienne école. Le hasard a fait que rescapé et bourreau se rencontrent lors du tournage de Bophana, une tragédie cambodgienne. S21 est un documentaire très dur, basé sur la répétition des mouvements, le bourreau montrant comment jour après jour il torturait les prisonniers (hommes et femmes normaux, qui n’avaient rien à se reprocher). Documentaire basé aussi sur les peintures d’un des sept survivants de la prison, Vann Nath, qui a dessiné les tortures pour qu’on n’oublie pas.

Je dois vous avouer que je n’ai pas réussi à voir le dvd jusqu’au bout… et que me retrouvant sur place à Phnom Penh, me souvenant des images, je me suis sentie bouleversée, notre guide racontant ce qu’il avait vécu comme enfant sous le régime des Khmers Rouges.

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There’s a song in my head (II): “La Paloma”

Comment ne pas avoir cette chanson en tête ? Elle doit être une des plus connues au monde… d’ailleurs il existerait plus de 2000 versions ! Quelques fous sont passionnés par le sujet: Kalle Laar a compilé des morceaux de tous pays pour le label Trikont. Il en est au 6e volume ! Sigrid Faltin et Andreas Schäfler ont écrit un livre et la première a réalisé un film. Le dvd est annoncé pour décembre 2008.

La chanson a été composée vers 1863 par Sebastian Iradier après une visite à Cuba. Il s’est inspiré des habaneras pour le rythme. Très vite, le morceau a eu du succès au Mexique, puis dans le monde entier, succès que son compositeur n’aura pas connu, étant mort peu de temps après dans l’anonymat en Espagne. Le texte change selon les continents mais les thèmes restent les mêmes: la solitude, la séparation, la nostalgie, l’amour et parfois même la mort. Pour se remettre l’air en tête si nécessaire, une version dégoulinante de romantisme par Sara Montiel se trouve ici.

La Paloma (domaine public)

1. Cuando salí de la Habana
¡Valgame Dios!
Nadie me ha visto salir
Si no fuí yo.
Y una linda Guachinanga
S’allá voy yo,
Que se vino tras de mi,
Que sí señor.
Refrain:
Si a tu ventana llega Una Paloma,
Tratala con cariño, Que es mi persona.
Cuentale tus amores, Bien de mi vida,
Coronala de flores, Que es cosa mia.
Ay! chinita que sí!
Ay! que dame tu amor!
Ay! que ven te conmigo,
Chinita, adonde vivo yo!
2. El dia nos casemos ¡Valgame Dios!
En la semana que hay ir Me hace reir
Desde la Iglesia juntitos, Que sí señor,
Nos hiremos à dormir, Allá voy yo.
(Refrain)
3. Cuando el curita nos eche La bendicion
En la Iglesia Catedral Allá voy yo
Yo te daré la manita Con mucho amor
Y el cura dos hisopazos Que sí señor
(Refrain)
4. Cuando haya pasado tiempo ¡Valgame Dios!
De que estemos casaditos Pues sí señor,
Lo menos tendremos siete Y que furor!
O quince guachinanguitos Allá voy yo

Une des versions qui m’a le plus marquée, c’est celle chantée par Jaco le perroquet sur le volume 4. Sigrid Faltin montre ici sa version préférée:

Et vous, laquelle choisirez-vous entre Hawaï, Zanzibar, les fanfares, le blues, le rock… ?