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de A à Z, le monde en musiques


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Arabie Saoudite (I) – poésie chantée

L’Arabie Saoudite, grand pays du Golfe connu pour son pétrole et le pèlerinage à La Mecque, ne connait pas de traditions musicales très développées. Les strictes lois musulmanes ne vont d’ailleurs pas dans ce sens, ne permettant que la récitation du Coran. Ces dernières années, celles-ci se sont cependant assouplies avec l’arrivée de l’internet et de la télévision par satellite. Les Bédouins qui nomadisent sur son territoire ne transportent pas beaucoup d’instruments (déjà peu nombreux à la base à cause de la rareté du bois dans le désert). Ils interprètent divers chants et danses (du sabre) à l’occasion des événements de la vie quotidienne.

Il existe aussi une tradition musicale raffinée dans certaines parties du pays, notamment dans les cités des provinces occidentales et centrales d’Hejaz et de Najd. Cette poésie chantée est accompagnée de percussions ou de petits ensembles composés de qanoun, violon, oud et percussions. Je n’ai pas trouvé de clip montrant ce style, ne connaissant que peu de noms d’artistes (même si une lecture attentive de cet article aurait probablement pu m’aider). Je vous renvoie donc vers un disque (à écouter ici) (1).

Par contre, j’ai trouvé une danse du sabre, interprétée traditionnellement lors des mariages:


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Desert music (Sur la platine – Mai 2010 – II)

N’oublions pas les sorties récentes de deux albums de “blues du désert” (appellation un peu fourre-tout mais bien facile pour désigner des musiques du Sahara, souvent interprétées par des Touaregs). Deux albums sans fautes, dans la continuation du précédent pour Etran Finatawa, dans la lignée de Tinariwen pour Tamikrest.

Tamikrest, Adagh: belles guitares, bonne production, un peu répétitif à la longue mais tout comme en Mongolie, la musique prend souvent le rythme du cheval, les airs touaregs prennent celui du chameau ! Leur collaboration avec Dirtmusic est sur ma pile à écouter. Une critique des Inrocks, une de Mowno, l’album sur MusicMe. (Glitterhouse) 7,5/10

Etran Finatawa, Tarkat tajje / Let’s go: 3e album de ce groupe composé de Touaregs et de Peuls Woodabe. Guitares du désert ponctuées de percussions et chants polyphoniques, réflexion sur la condition de l’homme et sa place dans un monde en perpétuelle évolution. L’album sur MusicMe. (Riverboat) 7,5/10


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Guitares du désert

Trois nouveautés dans le style de Tinariwen

– Justin Adams et Juldeh Camarah, Soul Science

Le producteur de Lo’Jo et Tinariwen, et aussi guitariste de Robert Plant, Justin Adams, rencontre le musicien Peul Juldeh Camara (de Gambie) dans un disque rempli d’une sensation d’urgence, plein d’énergie. Association des guitares et d’instruments à cordes comme le ritti et le gologo. Fortement recommandé !

– Etran Finatawa, Desert crossroads

Groupe de nomades Touareg et Wodaabe du Niger aux guitares qui se déchaînent dans un style très “tinariwenien” mais qui composent aussi des morceaux plus calmes, plus sophistiqués. Ils introduisent des bouts de field recordings et parlent de la disparition de leur culture. Fortement recommandé également.

– Tiris, Sandtracks

Les membres de Tiris sont originaires du Sahara Occidental et se sont rencontrés dans des camps de réfugiés en Algérie. Leur disque peut aussi se rapprocher de ceux de Tinariwen mais les guitares se font plus calmes et le chant plus retenu. Par contre, la production et l’ajout de musiciens occidentaux nuit à la musique. A écouter mais pas aussi puissant que les deux disques précédents.