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de A à Z, le monde en musiques


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Sur la platine: Etats-Unis (essai de rattrapage VI)

Justin Townes Earle, Harlem River blues: chansons sur New York, sa rivière, Brooklyn, le métro mais aux accents country, americana. Un nouveau classique dans la lignée de Hank Williams ou Johnny Cash, intemporel et moderne en même temps. (Bloodshot Records, en écoute sur we7) 7,5/10

Hank Williams III, Rebel within: nouvel album du petit-fils de Hank Williams, toujours country punk rock, avec de nombreux éléments de honky tonk et d’outlaw country. Country plus calme cependant que les albums précédents, à la voix nasillarde et traînante. Album de “rebelle”, parlant de problèmes avec l’alcool et la drogue. (Sidewalk Records, en écoute sur grooveshark) 7/10

Entre Etats-Unis et Irlande:

Bob Brozman, John McSherry and Dónal O’Connor, Six days in down: voici un disque qui peut faire aimer les musiques irlandaises aux plus récalcitrants ! Les guitares de Bob Brozman, la cornemuse de John McSherry et le violon de Donal O’Connor s’entrecroisent dans des traditionnels aux arrangements nouveaux mais aussi des compositions comme ce “Beer belly dancing” aux phrases rythmiques irlandaises mais aux notes empruntées à un mode proche-oriental. (Riverboat, avec extraits) 7,5/10

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Etats-Unis | Angleterre | Mongolie (Sur la platine – Juin 2010 – I)

Un rapport entre ces trois disques ? Ils sont soit traditionnels, soit basés sur la tradition.

Wayne Scott, This weary way: Wayne Scott, le père du chanteur et musicien Darrell Scott, a chanté toute sa vie dans les bars country et réalise ici avec l’aide de son fils son premier enregistrement à l’âge de 71 ans. Chansons country aux relents western swing et honky tonk ou plus simples, lorgnant du côté de Johnny Cash (avec notamment une reprise de Folsom prison blues). Une belle brochette de musiciens tels Dirk Powell, Tim O’Brien ou Guy Clark sont responsables des arrangements et renforcent le sentiment d’authenticité. Le disque date déjà de 2005 mais vient seulement d’arriver… une belle réussite en tous cas. (Full Light Records) 7,5/10

The Imagined Village, Empire & love: autant j’ai aimé l’album précédent et autant j’ai envie d’aimer cet album, je n’y arrive pas tout à fait. Pourquoi ? L’album est moins varié, les morceaux sont plus sur le même ton – on pourrait dire plus cohérents. Entre les deux albums, le groupe a réduit de taille; il comprend toujours des artistes phares du folk anglais d’aujourd’hui (père et fille Carthy, Chris Wood), Simon Emmerson qui était derrière le projet Afro Celt Sound System et des artistes indiens mais je pense que les invités du volume précédent ajoutaient de l’ampleur et de la diversité. Et pourtant, c’est une belle manière de remettre au goût du jour des traditionnels anglais et s’il faut commencer par une plage, je propose Lark in the morning, avec Jackie Oates. Je conseille donc plutôt The imagined village (Grooveshark), Angels & cigarettes (entre autres) d’Eliza Carthy ou Trespasser de Chris Wood pour découvrir le folk anglais d’aujourd’hui. (myspace, avec un morceau de cet album) 6,5/10

Dörvön Berkh, Four Shagai bones. Masters of Mongolian overtone singing: j’aime le chant de gorge, je ne pouvais donc pas laisser passer ce disque. Il s’agit d’un projet un peu spécial: nous sommes dans la tradition mais une tradition qui prend de nouvelles formes. Les quatre membres du groupe viennent de régions différentes de Mongolie et sont des maîtres du genre. Ils présentent quatre facettes du chant diphonique, tout comme le jeu mongol nommé “shagai” qui utilise quatre os de mouton ou de chèvre, et les confrontent entre elles. Si vous ne connaissez pas ce style de chant, faut-il commencer par ce disque ? Oui et non. Tout dépend de ce que vous recherchez: il existe de nombreux bons disques du genre, du plus traditionnel au plus rock (je pense par exemple à Hanggai dont j’ai déjà parlé, mais aussi Yat-Kha). Un jour sans doute, j’écrirai un article plus détaillé avec une discographie sélective. (Pan Records – je n’ai trouvé aucun extrait sur le net) 8/10

Difficile de trouver ces albums en streaming, ou même des extraits. Si vous trouvez, prévenez-moi dans les commentaires. J’ai cherché sur Deezer, Grooveshark et Music Me… vous en connaissez d’autres ? Spotify n’est pas utilisable en Belgique mais ça pourra toujours aider les lecteurs français.


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Bobbejaan Schoepen (1925-2010)

Quel belge a porté des Nudie suits, avait même une Cadillac customisée par Nudie, a participé au Grand Ole Opry, a enregistré à Nashville et était un yodeleur, un chanteur country, un siffleur, a représenté la Belgique à l’Eurovision, était le Johnny Cash belge, nous a surpris avec un dernier album magnifique et était flamand d’origine mais néanmoins francophile ?

Bobbejaan Schoepen est mort hier…

à propos de sa mort prochaine

avec yodels, sifflements et cris d’animaux !


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Et pourtant elles tournent / There’s a song in my head

Boebi’s de Berceuse Electrique me demandait quelles chansons j’écoute beaucoup pour le moment… Difficile à dire…

Comme je dois écouter beaucoup de disques pour le travail , je survole beaucoup, me limitant au pire des cas aux 60 premières secondes du disque ! D’autres retiennent mon attention, me font parfois danser sur ma chaise de bureau (c’est un bon signe en général) et une petite minorité prennent la voie de la maison pour une deuxième écoute. Et pas de troisième… A force de devoir écouter beaucoup de choses, une fois chez moi, j’ai souvent envie de silence (il n’y a d’ailleurs rien de pire pour moi qu’un musicien qui investit la rame de métro avec son Besame mucho ou autre mélodie rabâchée).

Parfois pourtant, des disques ou des styles restent dans mes oreilles et j’ai envie de les réécouter plus souvent. Mais pour le moment, je n’arrive pas à penser à grand chose, sauf peut-être Bad Things de Jace Everett… ça doit être à cause de la série True Blood dont c’est le thème principal. Bref de la country rock un peu paresseuse !

Un peu maigre comme réponse, mais ça me fait penser que ça fait longtemps que je n’ai pas écrit de rubrique “Song in my head” !

Je ne passerai pas le tag à 7 personnes comme le jeu l’exige mais je serais heureuse de lire vos listes, sur votre blog ou dans les commentaires.


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Sur la platine (Septembre 2008 – II)

Sir Victor Uwaifo: Guitar-boy superstar 1970-76: encore du psychédélisme africain,  interprété avec brio.

Hank Williams III: Straight to hell: le personnage est sans doute plus fascinant que la musique, quoique… les références à Hank Williams, son grand-père, sont nombreuses autant dans les chansons que dans le look. Hillbilly ou hellbilly ? Bonne dose de noirceur, de rébellion et d’arrogance.

Alpcologne: Alpha: quel exploit d’enregistrer tout un disque aux cors des Alpes, instruments qui ne sont pas renommés pour leur versatilité ! Dommage que la musique soit accompagnée de vocaux très jazz.

Trois disques aux ambiances mystérieuses, lancinantes, hallucinées:

Kayan Kalhor and Brooklyn Rider: Silent city: voyage musical entre orient (kemanche, musiques perses et kurdes) et occident (quatuor à cordes classique contemporain), hynotique dans le morceau Silent City, commémorant le massacre à l’arme chimique du village irakien de Halabja par Saddam Hussein. Avec une mention pour Niyaz: Nine Heavens: rencontre entre traditions iraniennes, ourdoues et du Khorassan et musique électronique. Album plein d’ampleur.

Max Richter: Valse avec Bachir: score envoûtant, pillant deci-delà Bach ou Nyman, proche parfois du sound design.

Tomandandy: The Strangers: score pour film d’horreur, essentiellement électronique, obsédant, chtonien, aux ambiances qui hantent et oppressent.


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There’s a song in my head (I): “Lovesick blues”

Cela vous arrive-t’il aussi souvent d’avoir une chanson dans la tête et de ne pas pouvoir vous en débarrasser ? Chez moi, c’est fréquent. Voici donc une rubrique qui parle de ça (même si j’omettrai de parler des pires, du genre de Boys boys boys de Sabrina).

La chanson qui traîne dans ma tête cette semaine est un vieux morceau country/blues, Lovesick Blues, composé en 1922 par Irving Mills pour les paroles et Cliff Friend, un pianiste de vaudeville, pour la musique. Elsie Clark enregistra une première version pour Okeh fin 1922, Emmet Miller fit une première version en 1925, en yodelant, Bertha Chippie Hill le suivit en 1927, puis Emmett Miller grava une seconde version en 1928. C’est celle-là que j’ai écoutée récemment et qui m’a rappelée celle de Hank Williams, enregistrée en 1948 et fortement inspirée de la version de Rex Griffin de 1939. Le Lovesick blues de Hank Williams sera le plus gros succès country de l’année. Aahhh la voix grave de Hank Williams !!! (lien youtube ici)

Toutes ces informations, je les ai trouvées dans le livre de Nick Tosches, Country, texte rempli de références, passant souvent d’un sujet à l’autre, mais essentiellement sur les origines de la musique country (sur “les zones obscures”) et ses influences sur le rock’n’roll.


Lovesick Blues

by Irving Mills and Cliff Friend

I got a feelin’ called the blues,
Since my baby said good-bye
Lawd I don’t know what l’ll do
All I do is sit and sigh
That last long day she said goodbye
Well Lawd, I thought I would cry
She’d do me, she’d do you,
She’s got that kind of lovin’
Lawd, I love to hear her
When she calls me sweet daddy

Such a beautiful dream
I hate to think it’s all over
I lost my heart it seems
I’ve grown so used to you somehow
But I’m nobody’s sugar daddy now
And I’m lonesome, I got the lovesick blues

I’m in love, I’m in love with a beautiful gal
That’s whats the matter with me
I’m in love, I’m in love with a beautiful gal
But she don’t care about me

Lawd I tried and tried to keep her satisfied
But she just wouldn’t stay
So now that she is leavin’
This is all I say…
©1922 Mills Music, Inc (ASCAP)