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de A à Z, le monde en musiques


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Cambodge (V) – today’s pop sounds

Il existe bien évidemment de nombreux chanteurs pop locaux mais quelques groupes plus internationaux  ont sorti de très bons albums. Dengue Fever est composé d’Américains, dont l’ancien bassiste de Radar Bros et d’une chanteuse cambodgienne de Long Beach en Californie, Chhom Nimol. Leur premier album était essentiellement constitué de reprises de pop des sixties mais leur son a évolué vers des compositions propres, restant dans cet esprit de rock psychédélique khmer. Le Cambodian Space Project tourne autour de l’australien Julian Poulson et de la khmère Srey Thy. Leurs albums sont également inspirés du son des sixties. Enfin Krom est le projet de Christopher Minko, un Australien qui travaille depuis des années pour des ONG au Cambodge.

Dengue Fever – 1000 Tears of a Tarantula (Live Groupee Session)

Cambodian Space Project – Bang Bang – I’m afraid of love

Krom – Mango Madness, Monsoon Sadness (interprétée par Minko, mais d’autres chansons du groupe sont chantées par une cambodgienne):


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Brésil (13) – São Paulo

São Paulo est une ville très cosmopolite, qui bouge beaucoup et qui a une grande scène musicale (underground). Certains groupes se sont d’ailleurs imposés sur la scène internationale.

Bonde do Role – Marina gasolina

et un petit dernier pour la route, parce que je l’aime vraiment beaucoup:

Cibelle – Underneath the mango tree

Rendez-vous la semaine prochaine pour les musiques de Bruneï (ce sera bien plus court) !


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Brésil (12) – tecnobrega

De l’autre côté du pays, en Amazonie, les sound system diffusent de la tecnobrega, une musique populaire, électronique, souvent mal faite et vulgaire mais qui plaît aux masses qui se rassemblent lors des fêtes pour profiter de la musique et des light show. Le documentaire Good copy, bad copy présente bien le style.

Gang do Eletro – Velocidade do Eletro


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Argentine (VII): digital cumbia

Pour ce dernier article concernant les musiques d’Argentine, je ne pouvais pas laisser passer la “hype” du moment, la digital cumbia (ou nu-cumbia ou nueva cumbia). Tout a commencé à Buenos Aires, dans un club installé dans le quartier chic de Palermo, le club Zizek. Là se réunissaient des artistes qui ont commencé à mélanger la musique à la mode des discothèques (house, hip-hop, etc.) à la cumbia villera locale. Ils élaborent un son nouveau, combinant le neuf et l’obsolète. Le club est une sorte de laboratoire, un lieu où les musiques latines sont réinterprétées, retravaillées en utilisant les ressources de la musique électronique. Une première compilation sort en 2008, ZZK Sound vol. 1 – Cumbia digital, des albums de différents artistes suivront. Je ne sais pas ce que vous pensez de ce style mais dans mon cas, j’ai aimé de suite ces rythmes un peu répétitifs mais toujours ancrés dans la cumbia.

Chancha Via Circuito, Cumbión de las aves – où on entend bien les influences de la musique traditionnelle à laquelle le groupe a rajouté de l’électronique qui rend le morceau très hypnotique:

La Yegros, Viene de mi – un morceau peut-être moins électronique mais d’une chanteuse qui a un certain succès:

Rendez-vous la semaine prochaine pour les musiques d’Arménie !


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Afrique du Sud (VI) – en noir et blanc

Pour terminer, deux clips d’artistes actuels, très rentre-dedans, et dont l’esthétique des clips en noir et blanc est très proche (c’est d’ailleurs pour ça que je les ai rassemblé ici). Regardez les deux clips, ils en valent la peine !

Spoek Mathambo interprète une reprise de Joy Division, Control, sur des beats électroniques:

Die Antwoord, un groupe connu pour son sens de la provocation, chante dans un mélange d’afrikaans et d’anglais, sur des sons cheap au synthés (‘I fink U freeky):

Rendez-vous lundi pour les musiques d’Albanie !


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Afrique du Sud (V) – Shangaan electro

Le disque Shangaan electro. New wave dance music from South Africa a frappé de plein fouet le public occidental en 2010. Le label anglais Honest Jon’s a vu juste en compilant ces morceaux entre traditions et électronique, mélangeant rythmes Shangaan et beats répétitifs et très rapides. Pour trouver les origines de cette musique, il faut retourner dans les années 1970. General MD Shirinda & The Gaza Sisters crée une musique propre à son ethnie tout en étant moderne. Sa voix masculine est accompagnée de choeurs féminins, avec des guitares électriques, des synthés et des rythmes disco. Voici He Mdjadji:

Et le style actuel: Tshetsha Boys, Nwa Pfundla