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de A à Z, le monde en musiques


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Brésil (IX) – pop

Dans cet article, j’ai décidé de rassembler quelques morceaux pop/rock/new wave de différentes époques, des chansons que j’apprécie pour différentes raisons, certaines d’artistes connus, d’autres moins.

Roberto Carlos – O calhambeque (196?)

The Buttons – Birds in my tree (1970)

Robertinho de Recife – Baby doll de nylon (1983)

Akira S e as Garotas Que Erraram – Sobre as Pernas (1985)

 


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Bangladesh (II) – pop

Comme deuxième article sur les musiques du Bangladesh, j’hésite un peu. L’article de Wikipedia parle de nombreux groupes rock, Norient parle de la scène electronica et Radiodiffusion d’un artiste pop des années 1980. Je vous mets finalement une autre chanson de ce même artiste, M.A. Shoeb, à cause du clip: le présentateur est super raide et l’artiste a du mal avec le playback (et il se fond dans le décor avec sa chemise bleue et son pantalon blanc) !

M.A. Shoeb – Jol Tol Mol Duti chokhe 

Rendez-vous la semaine prochaine pour les musiques de la Barbade !


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Bahreïn (II) – progressive rock

Il existe au Bahreïn une tradition de poésie classique, le sawt, mais j’en parlerai probablement pour un autre pays de la région. Je préfère me pencher sur l’influence britannique sur la musique locale avec le groupe Osiris, qui utilise mellotron et influences moyen-orientales pour créer un genre de rock progressif faisant penser à du Genesis ou du Camel (1).

Osiris Track – Myths & Legends (1985)

Rendez-vous la semaine prochaine pour les musiques du Bangladesh !


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Argentine (II) – tango

Le tango, une musique et une danse à la fois sensuelle, rythmée et pleine de passion. Masculine aussi. Et qui s’est répandue comme une trainée de poudre dans une grande partie du monde, de Paris à Istanbul, de Berlin à Helsinki. Des livres entiers ont été écrits sur le sujet, des milliers de disques ont été enregistrés. Et comme c’est un sujet relativement connu, je ne m’attarderai dessus avec un seul article, préférant consacrer les autres de cette série à des styles moins connus ou plus actuels.

Le tango est une musique urbaine, née à la fin du 19e siècle dans le quartier du port de Buenos Aires et mélangeant les traditions des différentes populations qui y vivaient ou y passaient, Européens fraichement immigrés, métisses, noirs et autochtones. Les influences viennent du flamenco, les mélodies d’Italie du Sud, de la habanera cubaine, des percussions africaines, des polkas et mazurkas européennes, de la contredanse espagnole et des milongas, les chansons des gauchos argentins. A l’origine, c’est une musique associée à la prostitution, où machisme et violence sont de mise. La danse a ce côté possessif et menaçant en même temps.

Le succès mondial vient avec Rudolph Valentino: dans The four horsemen of the apocalypse (1921), il joue le rôle d’un gaucho. Or un gaucho ne danse normalement pas le tango mais à Hollywood tout est possible.

Carlos Gardél (1) contribuera également à la popularisation du tango dans le monde entier. Sa carrière coïncide avec le premier âge d’or du style et avec le développement de la tango-canción dans les années 1920 et 30. C’est sa voix que l’on retient, une voix qui rime avec tango, une voix suave et arrogante en même temps.

Sus ojos se cerraron, issu du film El día que me quieras (1935):

Astor Piazzolla renouvelle le style dans les années 1960. Il crée un tango plein de passion et de sensualité, très intense et souvent très filmique. C’est un des premiers artistes de “musique du monde” dont j’ai écouté et aimé un album entier, The rough dancer and the cyclical night (2). Le morceau Finale (Tango apasionado) est utilisé dans le film de Wong Kar-Wai, Happy Together:

Je vous mets aussi un extrait d’un autre album, Tango: zero hour (3): Concierto para quinteto.

Je pourrais aussi vous parler du tango electronico à la Gotan Project, mais je suppose que vous avez déjà entendu ça !


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Afrique du Sud (IV) – bubblegum

Bubblegum ? un style de musique ? Cette pop africaine avec accompagnement de synthés cheap et inspirée des rythmes disco s’est développée dans les townships entre le milieu des années 1980 et 1990. Yvonne Chaka Chaka sort son premier single en 1984, I’m in love with the DJ. Pas grand chose ne distingue ce morceau de la pop internationale du moment.

Brenda Fassie est la grande star. Son homosexualité et son addiction au crack, bien que souvent jugées négativement, n’ont pas pu empêcher son succès. Née en 1964, elle décède suite à une overdose en 2004. Son hit Vul’Ndlela de 1998 est basé sur un rythme de mbaqanga et raconte les commérages lors d’un mariage.


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Cuba | Colombie | Pérou (Sur la platine – Juin 2010 – III)

Je croule sous les rééditions de musiques des années 60-80. Voici un premier article pour l’Amérique latine, un second suivra pour l’Afrique. A l’écoute de ces disques, il y a une constante: les rythmes locaux se mélangent à des musiques occidentales, pop, funk, jazz et africaines pour créer de nouveaux styles.

Cuba

Si para usted. The funky beats of revolutionary Cuba vol. 1 et vol. 2: du début des années 70 aux années 80, Cuba vivait une époque importante dans son évolution musicale. Le régime avait créé des écoles de musique, les musiciens étaient payés comme des fonctionnaires et les labels étaient nationalisés mais en même temps dans ce cadre-là, il y avait un courant de liberté artistique, de créativité, d’expérimentation.  Ces deux compilations reflètent cette période avec des morceaux qui s’inspirent des musiques cubaines et y introduisent des éléments des productions internationales, en s’intéressant surtout aux morceaux les plus funk, afros. Pour amateurs de funk ! (Waxing Deep, en écoute en partie sur Grooveshark) 7/10 pour les deux.

Colombie

Anibal Velasquez y su Conjunto, Mambo loco: cumbia, guaracha, pompo, guajira et rythmes africains interprétés par cet accordéoniste légendaire des musiques tropicales. Musiques pleines de tensions, aux rythmes frénétiques, aux percussions assez sèches et avec une belle place pour l’accordéon. Première incursion du label Analog Africa en dehors de l’Afrique, avec comme toujours une présentation très soignée. A écouter et réécouter sans discontinuer. (Analog Africa, des dizaines de morceaux de lui en écoute sur youtube) 8,5/10

The afrosound of Colombia vol. 1: deux disques de musique des années 60 et 70 éditées à l’origine sur le label Discos Fuentes (comme quasi toute la musique de l’époque en Colombie) s’intéressant au côté funky, afro, chaud, comique, inattendu des styles locaux comme la salsa, la cumbia, le boogaloo etc. Une production Vampi Soul, avec livret de plus de 30 pages ! (Vampi Soul, quelques extraits ici) 7,5/10

Pérou

Cumbia beat vol. 1: le sous-titre annonce la couleur:  ” Experimental guitar-driven tropical sounds from Peru 1966 1976″. La cumbia péruvienne est mieux connue sous le nom de “chicha” et est, comme en Colombie, un mélange de genres tropicaux (merengue, guaracha, rumba et bien sûr de cumbia) avec du rock psychédélique sixties et certains rythmes des Andes. Impossible de résister à ce disque qui profite une fois de plus d’une très belle présentation et d’un gros livret. (Vampi Soul, en écoute sur deezer) 8,5/10