bruxelles | bangkok | brasilia

de A à Z, le monde en musiques


Leave a comment

Brésil (X) – tropicalia

Le tropicalisme est un mouvement musical et culturel apparu au Brésil dans les années 1960. D’inspiration avant-gardiste et psychédélique, les différents musiciens comme Caetano Veloso, Gal Costa ou Os Mutantes contestaient via leurs compositions la dictature alors en place.

Caetano Veloso – Tropicalia

Os Mutantes – Le premier bonheur du jour

Advertisements


1 Comment

Angola (II) – N’Gola Ritmos

Dans les années 1940, un groupe, N’Gola Ritmos, rassemble toutes les influences disparates de la musique angolaise pour créer un son vraiment propre, spécifique au pays. Leurs chansons sont interprétées en langue Kimbundu, mélangeant des rythmes traditionnels à des mélodies portugaises et du jazz américain. Le leader, Liceu Vieira Dias inquiète cependant les autorités coloniales à cause de son militantisme indépendantiste et est mis en prison avec quelques autres membres du groupe.

N’Gola Ritmos – Manazinha (il s’agit ici d’un enregistrement de la tv de 1964)


Leave a comment

Sur la platine express (Mars 2010)

En express, des disques dont j’aurais voulu parler et des incontournables:

  • Awon ojisé olorun: popular music in Yorubaland 1931-1952: enregistrements d’archives de la British Library qui donnent une image de la production musicale au Nigéria, alors colonie britannique. Musique sakara des Yoruba, guitaristes de Lagos et origines des groupes de percussion apala.  (Savannahphone) 7,5/10
  • Johnny Cash, American IV: ain’t no grave: même si ce sont des fonds de tiroir, quelques plages très émouvantes. Mon choix personnel: Cool Water (j’adore cette chanson) et Aloha oé. (American Recordings) 7,5/10
  • Ali Farka Touré & Toumani Diabaté, Ali and Toumani: derniers enregistrements d’Ali Farka Touré. Bel album de kora et guitare mais que j’ai peu écouté, et que je n’ai plus trop envie d’écouter… (World Circuit) 7/10
  • Toumast, Amachal: deuxième album résolument rock. Autant j’ai aimé le premier album, autant j’ai détesté celui-ci. Ma cote est catastrophique et résume mes premières impressions. Elle remonterait peut-être un peu si je réécoutais l’album. (Green United Music) 2/10


1 Comment

Vintage music: Xavier Cugat et son orchestre

Un article sur la musique cubaine, oui, mais pas de son, de Buena Vista Social Club et autre Compay Segundo – les musiques cubaines sont bien plus riches que tout ce que la mode des dernières années a bien voulu nous présenter (et nous présente toujours, voir Café Cubano).

Dès le début du 20e siècle sont nés de grands orchestres qui jouaient des airs latins d’origine cubaine, brésilienne, argentine et qui ont eu un succès fou par delà les frontières. En témoignent des disques comme Mambo à Paris, 1949-1953, Tango, le tango à Paris 1907-1941, Finnischer tango – Tule tanssimaan, Cubans in Europe, 1929-1932 et bien d’autres encore. Et Xaviet Cugat dans tout ça ? D’origine espagnole (né le 1er janvier 1900) mais ayant grandi et étudié à Cuba, Xavier Cugat a contribué à la diffusion des musiques latines aux Etats-Unis. Il a travaillé pour le cinéma et a été à la tête de l’orchestre résident de plusieurs grands hôtels new-yorkais comme le Waldorf Astoria – ah cette belle époque où chaque hôtel se devait de divertir ses hôtes avec un orchestre de qualité, tout en proposant des boissons rafraîchissantes et des cocktails élaborés par les plus grands barmen !

Xavier Cugat était un personnage assez difficile à vivre, assez exigeant, en témoigne le changement fréquent de personnel dans son orchestre; mais les meilleurs musiciens et chanteurs de l’époque ont tous joué pour lui, de Miguelito Valdez, excellent chanteur de mélodies afro-cubaines, notamment pour l’orchestre Casino de La Playa ou le Riverside Orchestra, à Lina Romay, une charmante chanteuse mexicaine, du grand vocaliste Machito qui se fera remarquer dans le courant du jazz afro-cubain à Dinah Shore. Cordes et cuivres composaient son orchestre, le marimba et les percussions cubaines étaient omniprésentes. Il a joué tous les styles de musiques sur ses 60 ans de carrière, du bolero, au mambo, au cha cha cha.

N’oublions pas non plus ses performances dans de nombreux films d’Hollywood, avec son orchestre, où son charme et ses traits d’esprit ainsi que ses talents de showman ajoutaient une touche de glamour tout latin aux images. Je vous conseille Bathing Beauty, avec son kitschissime mais si grandiose ballet aquatique dans lequel Esther Williams montre tous ses talents de nageuse et le morceau Bim Bam Bum qui est resté quelques semaines comme “song in my head”. Le clip suivant vient d’un autre film, Stage Door Canteen, dans lequel on voit “Cugie” et Lina Romay.

A part ça, il s’est marié cinq fois, s’est lancé dans de nombreuses entreprises commerciales allant de l’élevage et de la vente de chihuahua à la fabrication de “Cugat’s nugats”, des bonbons; il a été propriétaire d’un restaurant et à 86 ans, il menait toujours un orchestre à Madrid et préparait un nouveau mariage. Il est décédé le 27 octobre 1990.

Une musique vintage, rétro à souhait mais qui garde tout son pouvoir de séduction. Wong Kar-wai ne s’est d’ailleurs pas trompé en utilisant certains de ses morceaux (Perfidia, notamment) dans Days of Being Wild et 2046.

Le label Harlequin a réédité une grande partie de ses chansons. Par quel disque commencer ? Difficile à dire mais Bim bam bum [1935-1940] offre une bonne introduction, reprenant quelques grands hits ou Xavier Cugat and his orchestra 1940-42, avec des plages de sa meilleure période.


Leave a comment

In the mood for love, in Japan

Les chansons chinoises des années 30-50 ont été popularisées ici par le succès immense du film In the mood for love. Le côté exotique et oriental plaît à nos oreilles pourtant peu habituées à ces sons. En même temps, ces musiques sont fort inspirées de ce qui se passait à la même époque en Europe et en Amérique, notamment dès les années 40 par les rythmes latins du boléro, cha cha cha ou mambo. La Chine n’était pas le seul pays où on écoutait et composait ce genre de chansons. Le Japon aussi a connu de nombreuses stars.

Plusieurs labels japonais se sont regroupés pour éditer une série de 10 doubles cd retraçant l’histoire des musiques populaires au Japon de 1927 à 1959. Kayokyoku est le terme qui a été inventé pour désigner ces chansons (“kayo” signifie “ballade”). Ce genre est à mi-chemin entre la pop, très occidentalisée et l’enka, aux caractéristiques très japonaises. Chansons de films des années 30, hymnes patriotiques des années de guerre, boogie des années 50, tous ces styles sont représentés, laissant la paroles aux grandes stars de l’époque dont la plus connue est sans doute Hibari Misora (sur la photo).

Japanese popular music – volumes 1 à 10