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de A à Z, le monde en musiques


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Sur la platine: Africa in the seventies (essai de rattrapage III)

Bola Johnson, Man no die: highlife et palm wine music, avec touches d’afro-blues, funk et beat. Interprétant des styles plus anciens que l’afrobeat de Fela Kuti, Bola Johnson a néanmoins eu un rôle assez actif sur la scène musicale de Lagos à la fin des la fin des années 60 et au début des années 70. (Vampi Soul, sur We7, entre autres) 7/10

Segun Bucknor, Who say I tire: afrobeat de la même époque que Fela Kuti, sans avoir rien à envier au maître. Avec textes politiques ou sociaux. (Vampi Soul, sur We7) 6,5/10

Analog Africa No.8: Afro-beat airways. West African shock waves 1972-1979: encore un excellent disque avec livret extraordinaire sur les musiques du Ghana et du Togo dans les années 70. Afrobeat et afrofunk. (Analog Africa) 7,5/10


Même époque mais autre région pour le disque suivant. Moins funk mais non moins entraînant.

D.O. Misiani and Shirati Jazz, The king of history. Classic 1970s benga beats from Kenya: le disque idéal pour comprendre quelle musique a influencé des groupes comme Vampire Weekend. Le benga, style très populaire dans les années 50-70, est une musique jouée par le peuple Luo du Kenya, intégrant des rythmes de guitare assez hypnotiques et frénétiques et ponctués par des lignes de basse syncopées. D.O. Misiani et le Shirati Jazz sont des interprètes très importants pour leur époque et c’est une belle compilation de leur répertoire (accompagnée d’un livret soigné) que propose ici le label Sterns. (Sterns Africa, sur We7) 8,5/10


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Cuba | Colombie | Pérou (Sur la platine – Juin 2010 – III)

Je croule sous les rééditions de musiques des années 60-80. Voici un premier article pour l’Amérique latine, un second suivra pour l’Afrique. A l’écoute de ces disques, il y a une constante: les rythmes locaux se mélangent à des musiques occidentales, pop, funk, jazz et africaines pour créer de nouveaux styles.

Cuba

Si para usted. The funky beats of revolutionary Cuba vol. 1 et vol. 2: du début des années 70 aux années 80, Cuba vivait une époque importante dans son évolution musicale. Le régime avait créé des écoles de musique, les musiciens étaient payés comme des fonctionnaires et les labels étaient nationalisés mais en même temps dans ce cadre-là, il y avait un courant de liberté artistique, de créativité, d’expérimentation.  Ces deux compilations reflètent cette période avec des morceaux qui s’inspirent des musiques cubaines et y introduisent des éléments des productions internationales, en s’intéressant surtout aux morceaux les plus funk, afros. Pour amateurs de funk ! (Waxing Deep, en écoute en partie sur Grooveshark) 7/10 pour les deux.

Colombie

Anibal Velasquez y su Conjunto, Mambo loco: cumbia, guaracha, pompo, guajira et rythmes africains interprétés par cet accordéoniste légendaire des musiques tropicales. Musiques pleines de tensions, aux rythmes frénétiques, aux percussions assez sèches et avec une belle place pour l’accordéon. Première incursion du label Analog Africa en dehors de l’Afrique, avec comme toujours une présentation très soignée. A écouter et réécouter sans discontinuer. (Analog Africa, des dizaines de morceaux de lui en écoute sur youtube) 8,5/10

The afrosound of Colombia vol. 1: deux disques de musique des années 60 et 70 éditées à l’origine sur le label Discos Fuentes (comme quasi toute la musique de l’époque en Colombie) s’intéressant au côté funky, afro, chaud, comique, inattendu des styles locaux comme la salsa, la cumbia, le boogaloo etc. Une production Vampi Soul, avec livret de plus de 30 pages ! (Vampi Soul, quelques extraits ici) 7,5/10

Pérou

Cumbia beat vol. 1: le sous-titre annonce la couleur:  ” Experimental guitar-driven tropical sounds from Peru 1966 1976″. La cumbia péruvienne est mieux connue sous le nom de “chicha” et est, comme en Colombie, un mélange de genres tropicaux (merengue, guaracha, rumba et bien sûr de cumbia) avec du rock psychédélique sixties et certains rythmes des Andes. Impossible de résister à ce disque qui profite une fois de plus d’une très belle présentation et d’un gros livret. (Vampi Soul, en écoute sur deezer) 8,5/10


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Sur la platine (Décembre 2008 – I)

Encore un mois passé à toute vitesse, mais non sans quelques découvertes / confirmations:

Boom Pam: Puerto Rican nights: ou si Dick Dale (et sa guitare surf) s’était aventuré dans les Balkans et en Méditerranée. Avec un bon gros son de tuba pour ponctuer le tout.

Tagaq: Auk/blood: bientôt dans la Sélec 3, chant de gorge inuit contemporain. Album viscéral et aux ambiances fantomatiques.

Lydia Mendoza: The best of. La alondra de la frontera: la reine de la musique tejano, aux sonorités mexicaines un peu rétro.

Yom: New king of klezmer clarinet: un pochette digne d’une star de rock ou de techno, un clin d’oeil en fait à la personnalité excentrique et extravagante du clarinettiste klezmer Naftule Brandwein.

Erwan Keravec: Urban pipes: expérimentation sur les sons de la cornemuse, dévoilant toutes ses facettes.

Murat Aydemir: Murat Aydemir: solo de tanbur, dans des compositions et dans l’interprétation de grands maîtres.

Deux albums montrant la vitalité du folk anglais actuel: Faustus: Faustus et Spiers & Boden: Vagabond, tous deux sur l’excellent nouveau label Navigator. Nouvelle chanson traditionnelle anglaise.

Deux albums fantastiques pour la musique et pour les informations dans les livrets (et accessoirement pour leurs titres à rallonge): Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou: The vodoun effect 1972-1975. Funk & sato from Benin’s obscure labels (Analog Africa No.4): afro funk du Bénin basé sur des rythmes vaudous et Franco & le TPOK Jazz: Francophonic. Africa’s greatest. A retrospective vol. 1: 1953-1980: Franco et la rumba africaine dans toute sa splendeur.

La déception du mois:

Calypso Rose: Calypso Rose: annoncé comme le Buena Vista Social Club (aïe) du calypso, c’est finalement un album trop produit qui est bien plus reggae, ska ou soul que calypso.