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de A à Z, le monde en musiques


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Afrique du Sud (VI) – en noir et blanc

Pour terminer, deux clips d’artistes actuels, très rentre-dedans, et dont l’esthétique des clips en noir et blanc est très proche (c’est d’ailleurs pour ça que je les ai rassemblé ici). Regardez les deux clips, ils en valent la peine !

Spoek Mathambo interprète une reprise de Joy Division, Control, sur des beats électroniques:

Die Antwoord, un groupe connu pour son sens de la provocation, chante dans un mélange d’afrikaans et d’anglais, sur des sons cheap au synthés (‘I fink U freeky):

Rendez-vous lundi pour les musiques d’Albanie !

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Afrique du Sud (V) – Shangaan electro

Le disque Shangaan electro. New wave dance music from South Africa a frappé de plein fouet le public occidental en 2010. Le label anglais Honest Jon’s a vu juste en compilant ces morceaux entre traditions et électronique, mélangeant rythmes Shangaan et beats répétitifs et très rapides. Pour trouver les origines de cette musique, il faut retourner dans les années 1970. General MD Shirinda & The Gaza Sisters crée une musique propre à son ethnie tout en étant moderne. Sa voix masculine est accompagnée de choeurs féminins, avec des guitares électriques, des synthés et des rythmes disco. Voici He Mdjadji:

Et le style actuel: Tshetsha Boys, Nwa Pfundla


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Afrique du Sud (IV) – bubblegum

Bubblegum ? un style de musique ? Cette pop africaine avec accompagnement de synthés cheap et inspirée des rythmes disco s’est développée dans les townships entre le milieu des années 1980 et 1990. Yvonne Chaka Chaka sort son premier single en 1984, I’m in love with the DJ. Pas grand chose ne distingue ce morceau de la pop internationale du moment.

Brenda Fassie est la grande star. Son homosexualité et son addiction au crack, bien que souvent jugées négativement, n’ont pas pu empêcher son succès. Née en 1964, elle décède suite à une overdose en 2004. Son hit Vul’Ndlela de 1998 est basé sur un rythme de mbaqanga et raconte les commérages lors d’un mariage.


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Afrique du Sud (III) – gumboot

Certaines traditions naissent par la force des choses: les mineurs dans la région de Johannesburg ont développé une danse et des chants sur les rythmes de leurs bottes en caoutchouc. C’était avant tout un chant de travail qui détournait l’interdiction des percussions et qui permettait de faire passer des messages sans qu’ils ne soient entendus par les contremaîtres. La danse est encore interprétée aujourd’hui dans les rues pour les touristes et est enseignée dans des écoles.


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Afrique du Sud (II) – mbaqanga

Dans les années 1960, le mbaqanga (1) s’écoutait partout en Afrique du Sud. Issu de traditions plus anciennes, c’est une musique entraînante et répétitive, jouée à la guitare électrique. Elle était souvent chantée, les groupes vocaux s’inspirant des traditions des townships. Sur le devant de la scène, il y avait Miriam Makeba and the Skylarks mais aussi les Dark City Sisters ou les Flying Jazz Queens, dont voici Amakhwenkwe.

Entretemps, Miriam Makeba est devenu une star internationale. Elle a commencé sa carrière en Afrique du Sud au milieu des années 1950 en chantant dans les milieux jazz locaux. Elle a longtemps vécu en exil, aux États-Unis et en Guinée. Le morceau que j’ai sélectionné, Oxgam, est chanté en langue Xhosa et comprend les “clics” caractéristiques. A priori, ça devrait dater des années 1960.


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Afrique du Sud (I) – une introduction

Les musiques d’Afrique du Sud ne laissent pas facilement résumer en quelques clips et l’idée de ce blog est d’éviter les morceaux les plus connus (même si je rajoute les liens dans le texte qui suit). Chaque région, chaque ethnie possède son propre style mais quelques courants représentent le pays en entier. Il y a une prédominance de la voix et de la danse et les courants actuels, très électroniques, se font connaître internationalement. Le pays a longtemps été boycotté pour cause d’apartheid mais depuis la fin de celui-ci, les musiques ont eu l’occasion de se diffuser dans le monde entier. Paul Simon et son album Graceland est un des premiers à avoir bravé les interdictions, Johnny Clegg le suivant de près, prenant une place importante dans les hit-parade de la world internationale avec les chansons Asimbonanga et Scatterlings of Africa (présente sur le soundtrack de Rain man). Il y a aussi de grandes chances que vous connaissiez Pata pata ou même Mbube, reprise plus tard par Pete Seeger et son groupe The Weavers sous le titre de Wimoweh et par Henri Salvador qui changé totalement l’essence des paroles en disant que Le lion est mort ce soir. Non, en fait, il n’est qu’endormi et se réveillera bientôt et libérera le peuple.

Solomon Linda & The Evening Birds, Mbube

Les articles qui suivent proposeront quelques styles anciens et actuels, sans vouloir être exhaustifs. Rendez-vous demain !


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Nigeria | Afrique du Sud | Iran (Sur la platine – Septembre 2010 – I)

Au début de l’année, en commençant pleine d’enthousiasme le classement évolutif des disques de musique du monde, j’avais décidé de parler de différents styles de musiques, de différents pays, y compris de cd que je n’appréciais pas trop mais qui avaient une place dans le classement. Vu le peu de succès de cette entreprise (je remercie néanmoins les fidèles commentateurs), autant parler uniquement des disques qui me touchent ! Et si vous voulez absolument que je continue le classement, c’est le moment de crier haut et fort !

Les disques du moment:

The world ends: afro rock & psychedelia in 1970’s Nigeria: excellent disque d’après certains, moyen d’après d’autres (à cause du répertoire plus ou moins similaire déjà trop entendu sur tous les disques consacrés au Nigéria et sortis dernièrement), bref des avis partagés. Et le mien ? Je ne sais pas trop quoi en dire: une musique entraînante, typiquement africaine et en même temps très occidentale, un livret très complet comme toujours chez Soundway, mais pas d’étincelle. (Soundway, en écoute sur we7) 6,5/10

Shangaan electro. New wave dance music from South Africa: vous cherchez des musiques de danse à plus de 180 bpm, les musiciens Shangaan Sud-Africains l’ont fait ! Rythmes ancestraux très rapides, joués aux guitares, marimbas et synthés. C’est en même temps une musique rurale et urbaine, qu’on pourrait quelque part comparer aux Congotronics. Trop répétitif pour certains, ce disque est une des grandes claques de l’année pour moi, provoquant une montée d’énergie et un besoin de danser impossible à réprimer, similaire à des sensations que peuvent avoir les auditeurs de certaines musiques de tranc(s)e. Et avant qu’on ne me reproche de mettre en avant un disque qui n’a pas sa place en musique traditionnelle, je voudrais préciser qu’il s’agit bien ici de traditions, des traditions d’aujourd’hui. La critique de mmarsupilami.  (Honest Jons, en écoute sur we7) 9/10

Ali Reza Ghorbani, Les chants brûlés. Hommage à Rûmî: un disque de musique iranienne sur Accords Croisés ne peut être que bon. Ce label nous a habitué à des productions extrêmement bien réalisées, interprétées, que ce soit des rencontres ou des artistes “solo”. Ici aussi, le chant iranien aux nombreuses ornementations sur des poèmes du mystique persan Rûmî, soutenu par quelques cordes et percussions jouées par des musiciens de la nouvelle génération (tout comme Ghorbani d’ailleurs) nous emmène, nous fait voyager, nous émeut. Peut-être pas une note aussi élevée que le disque précédent: c’est un excellent disque qui peut plaire à un grand nombre de personnes mais je ressens moins d’effet de surprise. (Accords Croisés, quelques extraits sur musicme) 8/10