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Un label: Dust-To-Digital

3 Comments

Dans les musiques du monde, il y a quelques labels incontournables: des anciens comme Ocora ou (Smithsonian) Folkways et des plus récents qui ont pris une place importante en quelques années. Je pense notamment à Sublime Frequencies, Soundway ou même World Village, mais aussi Dust-To-Digital, dont il sera question ici.

En 1999, Lance Ledbetter, alors animateur radio à Atlanta, se lance dans la recherche de vieux morceaux de gospel en 78 tours pour les passer dans son émission (“20th Century Archives” sur WRAS). Un nom apparaît tout le temps parmi les collectionneurs de vieux disques: Joe Bussard. Ledbetter le contacte et arrive à un accord: Bussard lui enverra des cassettes de certains morceaux choisis pour 50 cents par plage (deux cassettes par semaine en un an et demi !). Il diffuse ceux-ci à la radio mais se rend bien vite compte qu’il pourrait en faire un disque.  Après cinq ans de recherches, il décide de les compiler en un coffret de 6 disques emballés dans une mini caisse en bois, Goodbye Babylon. Il pense que ça n’aura pas beaucoup de succès mais prend quand même le risque. Et pourtant, les critiques sont excellentes, Bob Dylan achète un coffret pour lui-même et en offre un à Neil Young et l’objet reçoit six nominations au Grammy Awards.

Depuis, le label est connu pour ses rééditions de 78 tours, très souvent emballées dans de magnifiques coffrets ou accompagnés de beaux livres.  Le répertoire de base est américain et est souvent lié à des événements ou des rencontres fortuites. Le disque sur les baptêmes, Take me to the water est né quand Ledbetter a reçu une collection de photographies sur le sujet alors que la série de coffrets Art of field recording a été initiée suite aux contacts avec Art Rosenbaum qui avait une belle collection d’enregistrements de terrain et qui souhaitait que ce soit Dust-To-Digital qui fasse les fasse connaître.

Quelques disques font appel à d’autres collecteurs (Ian Nagoski a compilé Black Mirror par exemple) ou sortent du continent américain, comme ce disque sur Tuva, Melodii Tuvi ou dernièrement le magnifique coffret sur l’Afrique, Opika Pende. Aujourd’hui, DTD s’intéresse également à des répertoires plus contemporains avec le disque de gospel enregistré au Ghana, I have my liberty ! et compte publier un disque sur des 45 tours collectés au Yémen, Qat, coffee and qambus.

Vous trouverez également quelques critiques de disques en particulier chez Noreille.

(Les images viennent du site Dust-To-Digital.)

3 thoughts on “Un label: Dust-To-Digital

  1. Très intéressant, merci ! Dust to Digital est également très actif sur les réseaux sociaux, ça vaut le coup de suivre leur compte Twitter !

  2. Un très chouette label, en effet. Je ne connaissais pas l’anecdote Bob Dylan / Neil Young. ça fait plaisir de voir qu’ils se font des cadeaux entre eux, les papys ^^

  3. Vous trouverez également quelques critiques de disques en particulier sur cette page et chez Noreille , ainsi qu’un texte sur le coffret John Fahey .

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