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Styles: maloya (Sur la platine 2011 – V)

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Deux sorties récentes sont le prétexte pour parler du maloya, un des styles principaux de l’Ile de la Réunion avec le séga. Son histoire remonte à l’esclavage et pendant longtemps, il a été exécuté en cachette, l’administration coloniale ayant peur que le peuple s’exprime. Par la suite, le parti communiste local l’a récupéré et assimilé et le style a failli disparaître. Le  maloya est en fait la dernière partie profane d’un rituel sacré lié au culte des ancêtres et à une séance de guérison. En chantant et dansant, les Réunionnais restaient en contact avec le monde des esprits.

Traditionnellement, il s’agit de chants repris par un chœur accompagnés de percussions bien spécifiques comme le kayamb, une sorte de caisse plate composé de tiges de fleurs de canne à sucre remplies de graines que l’on secoue comme un hochet, le grand tambour roulèr et l’arc musical bobre.  Depuis quelques années, il se modernise que ce soit par les instruments utilisés (guitare, basse, synthé) ou par le contenu des paroles qui deviennent plus sociales et politiques avec des chanteurs comme Danyel Waro. Le genre est plus vivant que jamais, même si les figures les plus importantes de l’ancienne génération, Lo Rwa Kaf, Granmoun Lélé, Granmoun Bébé et Granmoun Baba sont aujourd’hui décédées. Firmin Viry est le seul musicien de cette génération encore en vie.

Christine Salem, Lanbousir: maloya tout simple, accompagné des percussions traditionnelles et aux mélodies efficaces. Répertoire réunionnais mais qui puise aussi son inspiration dans les musiques des Comores et de Madagascar, avec une attention toute particulière pour les musiques en rapport avec les esprits. (Cobalt, en écoute sur We7) 7/10

Danyel Waro, Aou amwin: double album de maloya aux mélodies cadencées et aux arrangements contemporains (avec l’introduction de cordes), tout en gardant le son acoustique des percussions. Avec la participation du groupe de polyphonies corses A Filetta et le rappeur sud-africain Tumi Molekane (Tumi and the Volume). Fragile et puissant à la fois. (Cobalt, en écoute sur We7) 7,5/10

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