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Danse cambodgienne

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(photo venant du site de Bozar)

Le Cambodge a une longue tradition de danse: les bas-reliefs finement ciselés d’Angkor en sont la preuve; apsaras (danseuses) et ensembles musicaux ressemblent fortement à ceux d’aujourd’hui. Les cours royales ont de tous temps soutenu la danse, formant les enfants dès leur plus jeune âge. Il existait de nombreux rituels de cour qui demandaient la présence des musiciens de palais et des danseuses, celles-ci étant considérées entre autres comme les messagères vers les divinités. Comme en Inde, les danses sont soit narratives, racontant une histoire (par exemple le Réamker basé sur les histoires du Ramayana), soit de la danse pure. Costumes, coiffes, masques, mouvements identifient les personnages. Elles sont accompagnées par l’ensemble pinpeat, composé de xylophones (roneat), de gongs en bronze (kong vong), de cymbales (chhing), de tambours divers et de hautbois (sralay) auxquels peuvent s’adjoindre un chanteur soliste ou un chœur, en alternance avec les parties instrumentales.

Dans les années 40, la reine Sisowath Kossamak a eu un rôle important dans le renouveau des musiques et de la danse khmère, les débarrassant de siècles d’influences thaïes (la Thaïlande a longtemps régné sur les territoires khmers après le déclin d’Angkor au 16e siècle). Cette tradition a été interrompue par l’arrivée des Khmers rouges qui ont massacré la grande majorité des artistes. Les enregistrements de Jacques Brunet dans les années 60 montrent alors toute leur importance ainsi que l’impulsion donnée par la princesse royale Norodom Buppha Devi, danseuse depuis l’enfance. En exil à Paris, elle continue d’enseigner et dès 1982, elle se rend en Thaïlande dans les camps de réfugiés pour retrouver les danseurs survivants et transmettre son art. Aujourd’hui, la tradition est toujours présente mais risque de se perdre par le peu d’intérêt de la jeune génération plus intéressée par le karaoké.

Le ballet présenté à Bozar le jeudi 14 octobre, La légende de l’apsara Méra, est une chorégraphie de Norodom Buppha Devi.

Discographie:
Les musiques du Ramayana volume 2: Cambodge
Musique classique khmère, théâtres d’ombres, chants de mariage
Cambodge: musiques du palais royal (années soixante…)
Musicians of the National Dance Company, Homrong
L’Orchestre de la Troupe de Danse Classique Khmère, Cambodge: musiques de l’exil
Sam-Ang Sam Ensemble, Echoes from the palace: court music of Cambodia

 

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