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Etats-Unis | Angleterre | Mongolie (Sur la platine – Juin 2010 – I)

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Un rapport entre ces trois disques ? Ils sont soit traditionnels, soit basés sur la tradition.

Wayne Scott, This weary way: Wayne Scott, le père du chanteur et musicien Darrell Scott, a chanté toute sa vie dans les bars country et réalise ici avec l’aide de son fils son premier enregistrement à l’âge de 71 ans. Chansons country aux relents western swing et honky tonk ou plus simples, lorgnant du côté de Johnny Cash (avec notamment une reprise de Folsom prison blues). Une belle brochette de musiciens tels Dirk Powell, Tim O’Brien ou Guy Clark sont responsables des arrangements et renforcent le sentiment d’authenticité. Le disque date déjà de 2005 mais vient seulement d’arriver… une belle réussite en tous cas. (Full Light Records) 7,5/10

The Imagined Village, Empire & love: autant j’ai aimé l’album précédent et autant j’ai envie d’aimer cet album, je n’y arrive pas tout à fait. Pourquoi ? L’album est moins varié, les morceaux sont plus sur le même ton – on pourrait dire plus cohérents. Entre les deux albums, le groupe a réduit de taille; il comprend toujours des artistes phares du folk anglais d’aujourd’hui (père et fille Carthy, Chris Wood), Simon Emmerson qui était derrière le projet Afro Celt Sound System et des artistes indiens mais je pense que les invités du volume précédent ajoutaient de l’ampleur et de la diversité. Et pourtant, c’est une belle manière de remettre au goût du jour des traditionnels anglais et s’il faut commencer par une plage, je propose Lark in the morning, avec Jackie Oates. Je conseille donc plutôt The imagined village (Grooveshark), Angels & cigarettes (entre autres) d’Eliza Carthy ou Trespasser de Chris Wood pour découvrir le folk anglais d’aujourd’hui. (myspace, avec un morceau de cet album) 6,5/10

Dörvön Berkh, Four Shagai bones. Masters of Mongolian overtone singing: j’aime le chant de gorge, je ne pouvais donc pas laisser passer ce disque. Il s’agit d’un projet un peu spécial: nous sommes dans la tradition mais une tradition qui prend de nouvelles formes. Les quatre membres du groupe viennent de régions différentes de Mongolie et sont des maîtres du genre. Ils présentent quatre facettes du chant diphonique, tout comme le jeu mongol nommé “shagai” qui utilise quatre os de mouton ou de chèvre, et les confrontent entre elles. Si vous ne connaissez pas ce style de chant, faut-il commencer par ce disque ? Oui et non. Tout dépend de ce que vous recherchez: il existe de nombreux bons disques du genre, du plus traditionnel au plus rock (je pense par exemple à Hanggai dont j’ai déjà parlé, mais aussi Yat-Kha). Un jour sans doute, j’écrirai un article plus détaillé avec une discographie sélective. (Pan Records – je n’ai trouvé aucun extrait sur le net) 8/10

Difficile de trouver ces albums en streaming, ou même des extraits. Si vous trouvez, prévenez-moi dans les commentaires. J’ai cherché sur Deezer, Grooveshark et Music Me… vous en connaissez d’autres ? Spotify n’est pas utilisable en Belgique mais ça pourra toujours aider les lecteurs français.

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