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Si je salue les montagnes (Sur la platine – Février 2010 – III)

4 Comments

Giorgis Xylouris, Stelios Petrakis, Periklis Papapetropoulos, Si je salue les montagnes

Un très beau disque de Crète ! Oui mais encore ? Je dois bien avouer que je cale un peu pour ce billet…

Dans le classement des médiathécaires de 2009, on retrouvait deux disques proches, celui de Psarantonis et celui de Stelios Petrakis. Mais pourquoi ces musiques plaisent-elles ? Ce sont des musiques du Sud, de la Méditerranée mais elles sont assez rudes pourtant. On sent la sécheresse estivale, le vent qui souffle sur la mer, les vagues qui se brisent sur les plages. On sent aussi un mélange de cultures, un carrefour entre Europe, Afrique du nord et Orient tout en restant fortement ancré dans l’esprit crétois.

Les musiciens poursuivent une longue tradition: Giorgis Xylouris est le fils de Psarantonis et le neveu de Nikos Xylouris, Stelios Petrakis a étudié la lyra crétoise, mais aussi les instruments des cultures voisines et Periklis Papapetropoulous connait également les divers instruments à cordes de la Crète et de la Grèce. Ils sont accompagnés par Giorgis Manolokis au luth et bouzouki et par Keyvan Chemirani aux percussions orientales (lui aussi est issu d’une lignée connue de musiciens, iraniens cette fois).

Le répertoire vient de la tradition, poèmes et danses se succédant sur des rythmes divers; le chant est tantôt joyeux, tantôt plus rugueux; les cordes ponctuent la voix ou mènent la mélodie. Le disque nous entraîne ailleurs, nous dépayse sans que les musiques ne deviennent incompréhensibles (comme certains chants coréens ou japonais si différents pour nos oreilles). C’est un très beau disque mais j’ai l’impression qu’il manque un petit quelque chose indéfinissable pour en faire un chef-d’œuvre. C’est probablement plus lié à l’enregistrement et au mixage qu’au jeu du groupe. D’où ma note quelque peu retenue ! Discutons-en, si vous le voulez bien. (Extraits en écoute ici) 7,5/10

4 thoughts on “Si je salue les montagnes (Sur la platine – Février 2010 – III)

  1. en lisant musique de Crète, je croyais que c’était du punk…

    😉

  2. Ayant personnellement connu Stelios Petrakis (en 1997), je peux imaginer qu’une certaine réserve naturelle explique en partie ce sentiment de musique appliquée que les conditions du studio donnent aux enregistrements de musiciens dont l’engagement n’est pourtant pas à démontrer. Vivement un Live.
    D’autre part, il se dégage petit à petit de la très forte influence de Ross Daly, en retournant au plus près de ses ressources culturelles propres, et on sait la prudence des revivalistes sincères…
    J’aime bien ; d’ailleurs je suis assidument sa production discographique.
    Le régime crétois, c’est bon en musique aussi : ah ! l’ivresse du vin crétois au 15 août sous les étoiles, lors des fêtes musicales traditionnelles(et religieuses bien sûr).
    @ +, cher discothécaire.

  3. Bienvenue et merci pour les commentaires !
    J’ai d’ailleurs oublié d’écrire que tous ces musiciens ont joué avec Ross Daly auparavant.

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