Best of 2011 des musiques du monde (II)

Voici aujourd’hui mes choix personnels que j’ai subdivisés en trois catégories. Ils ne recoupent qu’en partie le best of d’hier et je dois bien avouer que mes préférences vont vers les nombreuses excellentes rééditions qui ont vu le jour. Les disques sont listés par ordre de continent puis de pays mais comme illustration, j’ai mis la pochette du disque que j’ai le plus écouté cette année. Si je fais les comptes, ce sont les disques d’Asie – comme toujours – qui sont les plus nombreux (10), suivis d’Amérique du Nord (8), d’Amérique centrale et du Sud (6), d’Afrique (4) et d’Europe (3). Pour des infos sur les disques, cliquez sur la cote !

Artistes actuels
MA8602, THE BLACK TWIG PICKERS, Ironto special 
MB6507, Eilen JEWELL, Queen of the minor key
MC7046, Chris THILE & Michael DAVES, Sleep with one eye open 
MC8502, Abigail WASHBURN, City of refuge
MC8749, Gillian WELCH, The harrow & the harvest
MD1240, FEUFOLLET,  En couleurs
MG3505, CHANCHA VIA CIRCUITO, Río Arriba
MI1726, TELEBOSSA, Telebossa
ML6879, TERAKAFT, Aratan n azawad
MN4186, VANDENABEELE/GÜLTEKIN/TEKIN/VANVINCKENROYE, Chansons pour la fin d’un jour 
MN8941, YOM & THE WONDER RABBIS, With love 
MV0233, DUPLESSY & THE 3 VIOLINS OF THE WORLD, Marco Polo
MV6661, WANG LI, Rêve de sang 
MY5763, JOUBRAN (LE TRIO), Asfâr   
MZ1687, Endah LARAS, Endah Laras & Dedek Gamelan Orchestra

Compilations/rééditions
MA5135, Never a pal like mother
MA6889, The Bristol sessions. The big bang of country music
ME2095, Bahamas: goombay 1951-1959
MH0739, Psychedelic Pernambuco 
MI5072, Cartagena!, 1962-72. Curro Fuentes and the big band cumbia and descarga sound of Colombia 1962-72
MI5670, Michi SARMIENTO Y SU COMBO BRAVO, Aqui los bravos! The best of Michi Sarmiento
MM4495, WESTERN JAZZ BAND, Songs of happiness, poison & ululation
MN7063, Kosher nostra. Jewish gangsters greatest hits
MV3774 & 75, Groove club vol.2 & 3: Cambodia rock spectacular !
MY7563, Thai? dai! The heavier side of the lukthung underground
MY8130, To what strange place. The music of the Ottoman-American diaspora 1916-1929

Disques ethniques
MK0010, Stambeli. L’héritage des noirs de Tunisie
MK8065, Île de Mayotte: musiques, danses & instruments traditionnels
MV3393, Birmanie: musique du théâtre classique
MV3749, Ballet Royal du Cambodge: chants & musique pinpeat
MZ1322, Gamelan of Central Java: XV. returning minimalism: in nem

Best of 2011 des musiques du monde (I)

Pour ce premier best of des musiques du monde pour 2011, je vous propose un classement effectué par mes collègues de la Médiathèque et moi-même, en additionnant leurs nombreux votes. Une constatation de taille: ce sont les disques africains qui l’emportent de loin dans le palmarès (45 titres cités en tout, contre 28 pour l’Asie, 20 pour l’Europe, 17 pour l’Amérique centrale et du Sud et 14 pour l’Amérique du Nord) même si le numéro un est sur l’excellent label Accords Croisés, dont les disques se retrouvent chaque année dans les tops. Et si les avis n’avaient pas été aussi partagés sur les disques à noter, ce serait un disque touareg qui l’aurait emporté ex-æquo: quatre cd différents ont été cités, avec 6 voix en tout.

Voici les résultats:

Avec 6 votes
Alireza Ghorbani & Dorsaf Hamdani, Ivresses. Le sacre de Khayyam (MX1384) – chant entre Iran et Tunisie, sur base de poèmes d’Omar Khayyam (11e siècle)

Avec 5 votes
Yom & The Wonder Rabbis, With love (MN8941) – klezmer surf

Avec 4 votes
Duplessy & The 3 Violins Of The World, Marco Polo (MV0233) – cordes d’Asie
Mamani Keita, Gagner l’argent français (ML6256) – musiques maliennes d’aujourd’hui

Avec 3 votes
Eilen Jewell, Queen of the minor key (MB6507)
Abigail Washburn, City of refuge (MC8502)
Eténèsch Wassié & Matthieu Sourisseau, Belo belo (MK9976)
Sidi Touré & Friends, Sahel Folk (ML6921)
Le Trio Joubran, Asfâr (MY5763)
To what strange place. The music of the Ottoman-American diaspora 1916-1929 (MY8130)

Avec 2 votes
Gillian Welch, The harrow & the harvest (MC8749)
Chancha Via Circuito, Río Arriba (MG3505)
Luca Santtana, Sem Nostalgia (MI1100)
Stambeli. L’héritage des noirs de Tunisie (MK0010)
Bambara mystic soul. The raw soul of Burnina Faso 1974-1979 (MK4566)
Cesaria Evora, Cesaria Evora & (MK7123)
Asmara All Stars, Eritrea’s Got Soul (MK9500)
Mulatu Astatke, Mulatu steps ahead (MK9874)
BLNRB, Welcome to the madhouse (ML3941)
Fatoumata Diawara, Fatou (ML6110)
Kouyaté – Neerman, Skyscrapers and Deities (ML6310)
Tamikrest, Toumastin (ML6874)
Boubacar Traoré, Mali Dehnhou (ML6938)
Bombino, Agadez (ML7938)
Didier Laloy, Noir’s (MN4658)
Kosher nostra. Jewish gangsters greatest hits (MN7063)
Wang Li, Rêve de sang (MV6661)
Hüsnü Senlendirici & Trio Chios, Both sides of the Aegean (MY8957)

Womex 2011 (II)

Après les showcases de  l’après-midi, parlons des concerts du soir au Womex. Le Konserthuset, un magnifique bâtiment conçu par Jean Nouvel, est un endroit qui permet la juxtaposition de concerts de styles différents, qu’ils soient assis ou debout, calmes ou festifs.

Hungarian Heartbeats

La soirée d’ouverture était consacrée à la Hongrie. Une déception pour moi parce que les groupes – de bonne qualité et bien choisis – n’avaient l’occasion de présenter qu’un ou deux morceaux de leur répertoire. Un concert très pique-assiette, sans réelle cohérence.

Orquesta Tipica Fernandez Fierro

Je n’ai absolument pas été convaincue par le peu que j’ai vu de Sousou & Maher Cissoko, ni de l’Orquesta Típica Fernández Fierro, avec un chanteur un peu décalé qui criait dans un mégaphone. Quant à Matuto, une collaboration Brésil/USA, c’était très rock mais avec tous les clichés de la musique brésilienne. Assez mauvais donc.

Mairtin O'Connor Band

Dans les musiques traditionnelles, j’ai été jeter une oreille au Máirtín O’Connor Band, groupe irlandais réputé. Je reconnais qu’ils jouent bien mais la musique irlandaise a du mal à me captiver. De même pour Les Charbonniers de l’Enfer, le groupe de chanteurs a cappella québécois. Une reprise de Noir Désir m’a intriguée, mais je n’ai pas aimé le début du morceau suivant.

Ayarkhaan

Ayarkhaan, dont je n’ai vu que la fin du concert, présentait les chants de Sibérie mêlés aux sons de la guimbarde, ce qui semblait quelque peu troubler un public peu habitué à ce genre de musique. J’avais déjà vu la chanteuse principale à Muziekpublique, ce concert n’était donc pas une priorité pour moi mais c’était bien agréable d’en voir une petite partie.

Ferro Gaita interprète de la musique traditionnelle mais festive, plaisant facilement à un grand public. Il était juste dommage que beaucoup de morceaux se ressemblaient et faisaient parfois appel à des clichés de la musique tropicale.

Sotho Sounds

Sotho Sounds pourrait aussi faire partie de ce genre de groupes mais leur look en a étonné plus d’un. Ils semblaient tout droit sortis d’un Mad Max, avec des bouts de costumes en tous genres et des bottes en caoutchouc. Leur musique était jouée avec des bouts de ficelles, proche dans l’esprit de groupes comme Konono N°1. Une jolie surprise qui mettra peut-être le Lesotho sur la carte des musiques du monde.

Eliza Carthy Band

J’attendais beaucoup d’Eliza Carthy, sachant que j’aime beaucoup ses disques, mais à part le premier morceau, le côté très rock du concert m’a déçue. La demoiselle chante bien mais je préfère quand elle se tient à quelque chose de plus acoustique, en tous cas en live.

BaianaSystem

Je n’attendais par contre pas grand chose de Blitz the Ambassador et de Baiana System mais ces deux groupes ont réussi à capter mon attention. Le premier est une rencontre en Ghanéens et Américains, fortement basée sur le rap, mais avec une force certaine. Idem pour Baiana System qui a réussi à faire danser une partie du public.

J’avais raté Celso Piña lors de son concert à Bruxelles à Recyclart et j’étais donc bien contente de le voir sur scène au Womex. Il joue de la cumbia à l’accordéon qui, selon Rafael de la Chiva Gantiva, est différente de la cumbia colombienne: au Mexique, c’est plus brut, plus sec et le phrasé des chansons moins sentimental. Beau concert très entraînant. C’est aussi la première fois que j’ai vu un public très mécontent lorsque Celso Piña a été arrêté de force au milieu d’un morceau pour cause de dépassement d’horaire.

Bombino

La meilleure surprise de cette année a été Bombino, le chanteur et guitariste Touareg, accompagné de son groupe. Il a commencé son concert d’une manière très acoustique, juste à la guitare et aux percussions pour tout doucement monter en vigueur et volume, en intensité et énergie. Un excellent concert qui évoque les grandes étendues désertiques et le rythme du chameau et qui dépasse de loin le niveau d’un cd un peu trop produit sur Cumbancha.

A l’année prochaine, depuis Thessalonique !

Womex 2011 (I)

Encore une édition du Womex, World Music Expo, bien chargée cette année. Cette foire pour les professionnels en musique du monde s’est déroulée comme les années précédentes à Copenhague pendant cinq jours, cinq jours bien remplis de rencontres et de musiques, que ce soit lors des showcases de l’après-midi ou ceux du soir. Difficile de se concocter un programme un peu cohérent, avec des concerts qui se chevauchent et des styles totalement opposés. Cette année, j’ai fait un peu moins de shopping, décidant quels concerts je voulais voir en priorité. Et quand ils se révélaient être peu intéressants, j’ai été me promener dans les autres salles. De toutes façons il est impossible de tout voir. Voici donc ma sélection.

Özlem Taner

Les showcases de l’après-midi présentent en général des musiques plus intimistes ou des artistes en solo, souvent assez traditionnels. Özlem Taner, originaire du sud-est de la Turquie, interprète des chansons traditionnelles et s’accompagne au baglama. Quelques autres musiciens complètent l’ensemble et donnent de la profondeur mais l’impression donnée est mitigée. Trop de timidité, pas assez d’ampleur, de présence sur scène.

Laima Jansone

Il en va de même pour Laima Jansone de Lettonie. Elle joue en solo le kokle, une cithare de la région baltique proche du kantele finnois. C’est traditionnel, c’est délicat, c’est beau mais c’est un peu trop discret. Mohammad Reza Mortazavi, percussionniste iranien, ne me tentait pas mais au vu du monde, le concert devait plaire.

Krar Collective

Avec Krar Collective, enfin un concert un peu énergique ! Le groupe est composé de musiciens éthiopiens vivant à Londres: un percussionniste, un joueur de la lyre krar et une danseuse et chanteuse à la voix profonde. Le concert a peut-être un peu trop fait étalage des différents styles du pays mais l’ambiance était là. La chanteuse avait l’art de la danse et une bonne dose d’humour. (Et une sacrée garde-robe !)

Shunsuke Kimura x Etsuro Ono

Shunsuke Kimura et Etsuro Ono, des Japonais, ont interprété des musiques traditionnelles et contemporaines pour tsugaru shamisen (et flûte), l’instrument à cordes du nord du pays. Concert très percussif, intégrant des ambiances rock et funk par moments ou exprimant des traditions locales sans fioritures. Deux musiciens qui réussissent à captiver un public malgré une musique quelque peu compliquée pour certaines oreilles.

Antti Paalanen

La découverte de ces showcases de l’après-midi est Antti Paalanen, accordéoniste finlandais de son état. Son disque est produit par un illustre prédécesseur dans le genre, Kimmo Pohjonen. Comme lui, il part des musiques traditionnelles pour créer un paysage sonore captivant, faisant respirer son accordéon diatonique, le maltraitant aussi. Ses mélodies sont à certains moments très sensibles, atmosphériques mais à d’autres, il devient plus tranchant, plus percussif.

Une deuxième partie sera consacrée aux concerts du soir.

Sur flickr, une galerie de photos complète.

Interruption / Redémarrage ?

Difficile de sortir de la torpeur de l’été… sauf qu’il a été bien frais et pluvieux et surtout bien occupé. Ma non-présence sur ces pages s’explique  par ceci: http://www.lamediatheque.be/bresil/, un projet réalisé en partenariat avec Europalia et qui a pris beaucoup de temps ces derniers mois.

Depuis que ce travail est terminé, j’ai eu beaucoup d’autres choses à rattraper et je n’arrive pas pour le moment à me remettre à écrire ici. A moins que vous ne m’encouragiez très fort ?

Des lectures pour l’été

Un magazine et un livre… peut-être pas de la lecture de plage mais beaucoup d’informations intéressantes sur les musiques du monde.

Le Courrier International vient de publier un numéro hors-série sur les musiques d’aujourd’hui, sur comment la musique change le monde. Les articles sont répartis selon plusieurs thèmes: révoltes, identités, mutations, utopies et bêtes de scène et couvrent largement les musiques du monde. Quelques titres d’articles pour vous tenter: Des CD contre la junte birmane, Les narcos font leur promo en chansons, Le blues des hommes en bleu, Un air de K-pop, Beethoven dans les favelas… Et en prolongation sur leur site, vous trouverez des chansons qui illustrent les articles.

Mondomix a écrit un article sur un livre à propos de la musique et de la mondialisation: Musique et globalisation : musicologie – ethnomusicologie, sous la direction de Jacques Bouët et Makis Solomos, L’Harmattan, 2011. A lire pour mieux comprendre la vision actuelle de la musicologie sur l’évolution des musiques du monde et leur occidentalisation.

Interlude

Je suis désolée pour ma longue absence, elle risque d’ailleurs de se prolonger: je travaille actuellement sur un grand projet à propos des musiques brésiliennes, projet qui sera dévoilé à la rentrée lors d’Europalia Brésil.

Amérique Latine (Sur la platine express 2011 – 11)

Quelques mots rapides sur des sorties importantes:

Soul Jazz a édité deux magnifiques cd sur l’histoire de la bossa nova: Bossa nova and the rise of Brazilian music in the 1960s (MH0365), double cd avec beau livret et Brazil bossa beat ! Bossa nova and the story of Elenco Records (MH0366). Bientôt, des articles sur le site de La Médiathèque. 8/10 et 7,5/10

En complément, une intéressante compilation sur les musiques actuelles du Brésil, souvent mélangées: Oi ! A nova musica Brasileira ! (MH0367). 6,5/10

Pour la Colombie, Soundway a à nouveau sorti une excellente compilation: Cartagena ! Curro Fuentes & the big band cumbia and descarga sound of Colombia 1962-72 (MI5072). Je vous renvoie à la critique de Boebis. (en écoute sur Deezer) 8/10

Et en dessert, une compilation du label Strut, Sofrito: tropical discothèque (MA0534) regroupant des musiques des années 70 à aujourd’hui d’Afrique et d’Amérique Latine (porro, soukous, nueva cumbia, cadence, soca, disco, salsa, descarga, gwoka, calypso…). 7,5/10

Etats-Unis (Sur la platine 2011 – X)

Abigail Washburn, City of refuge (MC8502): compositions s’inspirant de la musique old time des Appalaches tout en créant un album de folk très actuel, avec banjo mais aussi quelques touches de guzheng chinois. Abigail Washburn s’est bien entourée pour son nouvel album solo: la production revient à Tucker Martine (Sufjan Stevens, Laura Veirs), deux membres de Hanggai, ainsi que Chris Funk de Black Prairie, font une apparition, Bill Frisell joue de la guitare.  Les mélodies traînent longtemps en tête, les rythmes ponctués par les cordes sont entrainants, notamment City of refuge ou Corner girl, aux sonorités très chinoises. Et Bright morning stars est magnifique, avec ses ambiances quasi-religieuses. Parfois un peu trop produit à mon goût mais malgré tout un excellent album. (Rounder, en écoute sur We7) 8,5/10

Black Twig Pickers, Ironto special (MA8602): disque très énergique de revival old time et bluegrass de Virginie, des Appalaches, avec banjos et violons virevoltants. 100% country bien que le label, Thrill Jockey soit plutôt rock et que Mike Gangloff ait joué dans Pelt. 100% authentique, rejouant des classiques d’une autre époque. (Thrill Jockey, en écoute sur Grooveshark) 7,5/10

Feufollet, En couleurs (MD1240): la musique cajun n’intéresse pas grand monde dans nos contrées. Peut-être que ce disque peut remédier à cela: en effet, les membres du groupe Feufollet donnent un souffle nouveau à ces musiques en intégrant une belle dose d’indie pop aux traditions. Les violons et l’accordéon, les textes en français, les rythmes pour danser typiques de Louisiane sont tous présents mais aussi des guitares plus rock, ajoutant une énergie toute nouvelle à des musiques déjà très dansantes à la base. (Feufollet Records, extraits sur myspace) 8/10

78 tours (Sur la platine 2011 – IX)

Les dernières années ont vu beaucoup d’éditions de cd compilant des 78 tours du monde entier. La quantité diminue un peu mais voici deux disques récents, un pour l’Afrique de l’Est, l’autre plus global.

Something is wrong. Vintage recordings from East Africa (ML3479): enregistrements des années 1938 à 1957 au Kenya et en Ouganda, pressés par EMI dans la série HMV MA. Disques estampillés de “native records”, destinés non aux coloniaux mais bien à la population locale africaine. Musique populaire, traditionnelle, portant en elle les germes d’une évolution plus urbaine qui viendra dans les années 50 au contact des disques venant des Caraïbes et des Etats-Unis et des musiciens congolais. La plupart des musiciens n’étaient pas des professionnels mais bien des hommes appartenant à la communauté à qui on demandait de jouer pour différents rituels ou fêtes. Les deux disques proposent des interprétations toutes simples de musiciens itinérants, des ensembles de chanteurs avec percussions et du taarab, une musique fortement influencée par le monde arabe et indien. Livret très complet essentiel pour en apprendre plus sur ces musiques et leur évolution actuelle. Un disque pas toujours facile à écouter mais passionnant ! (Honest Jon’s) 8/10

Unheard ofs & forgotten abouts – Rare and unheralded gramophone recordings from around the world (1916-1964) (MA0225): 78 tours de la collection de Frank Fairfield qui a sorti il y a quelques mois un disque d’old time à l’ancienne. Belle collection de morceaux du monde entier, avec des notes expliquant chaque plage. A écouter en compagnie de certains disques sortis chez Dust to Digital (Black Mirror, Victrola Favorites) ou chez Honest Jons (Sprigs of time). (Tompkins Square/ Pawn Records, en écoute sur We7) 7,5/10

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