Haïti | Jamaïque | Bahamas (Sur la platine – Février 2010 – II)

Aujourd’hui, voyage dans les Caraïbes:

Gilzene & the Blue Light Mento Band, Sweet sweet Jamaica (MF3343): groupe qui interprète le style un peu oublié du mento, musique de Jamaïque surtout populaire dans les années 40 et 50. Mélange d’influences africaines (chants de travail par exemple) et européennes (polkas et quadrilles), le mento a été pendant un moment l’équivalent du calypso de Trinidad (mais sans le commentaire social) pour être effacé par la suite par le ska et le reggae. Gilzene et son groupe proposent une musique rurale, assez simple avec guitare, banjo, harmonica et percussions, une musique joyeuse et chaloupée, dans un créole savoureux. Le disque est agréable mais la prestation désastreuse du groupe au Womex (le chant était archi-faux !) rabaisse quelque peu ma note. (Trois plages en écoute sur myspace) 5,5/10

Carlton Rara, Peyi blue (MF2786) est un métis franco-haïtien, tout comme son album qui a priori est très proche des rythmes et styles traditionnels haïtiens mais qui, à mon avis, intègre trop d’éléments du blues et certains travers de la chanson française, et à la longue, c’est lassant. “Un blues décidément haïtien” dit la pochette… mmmmh, j’ai un doute. (En écoute sur deezer et sur myspace) 4/10

Blind Blake and the Royal Victoria Hotal Calypsos, Bahamian songs (ME2145): le troisième disque de la série caribéenne nous renvoie dans le passé, au début des années 50. Blake Alphonso Higgs, dit Blind Blake (à ne pas confondre avec le bluesman) est né aux Bahamas en 1915 et a eu une longue carrière de musicien, créant son propre style mélangeant folksong, calypso et jazz. Même si la musique a l’air légère, les paroles ne le sont pas toujours (Run come see Jerusalem parle de l’ouragan de 1929). Et même s’il jouait dans différents hôtels ou à l’aéroport de Nassau pour accueillir les touristes ou les grandes personnalités de ce monde, on est bien loin de la lounge et de la muzak actuelles ! Dans la sélection du jour tournant autour des Caraïbes, c’est le meilleur disque du lot, tout en légèreté et avec un esprit rétro délicieux. (Quelques extraits ici) 8/10
PS: les disques seront très bientôt disponibles en centre de prêt !

A venir

Voilà, j’ai pris du retard cette semaine. Je voulais encore parler de

  • Blind Blake, Bahamian songs (ME2145);
  • Gilzene & the Blue Light Mento Band, Sweet sweet Jamaica (MF3343);
  • Carlton Rara, Peyi blue (MF2786);
  • Giorgis Xylouris, Stelios Petrakis & Periklis Papapetropoulos, Si je salue les montagnes (MS8690);
  • Singapore a-go-go (MY5810);
  • Gamelan of Java, vol.2 & 3 (MZ1314 et 15);
  • Group Doueh, Treeg salaam (MM0816),
  • African pearls 5: Côte d’Ivoire (MK8789);
  • Ballaké Sissoko et Vincent Segal, Chamber music (ML6752);
  • et d’autres encore.
  • Tous ne méritent pas une longue chronique mais quelques commentaires pour les situer seraient un bon début. Rendez-vous donc la semaine prochaine !

Algérie | Mali | Guinée Bissau (Sur la platine – Février 2010 – I)

Il y a pas mal de disques dont j’aimerais dire un mot cette semaine, pas toujours parce qu’ils sont excellents mais parce qu’on en parle (10 pour être précise, vous m’excuserez dès lors si mes commentaires sont limités, ce qui me frustre un peu, parce que certains méritent plus, notamment au point de vue contexte). Trois disques africains pour commencer:

- Faudel, Bled memory (MJ2895): après la variété française légèrement orientalisante de Mundial Corrida, ce disque marque un retour bienvenu aux sources, un retour au raï. Il ne faut malgré tout pas s’attendre à une tradition pure et dure mais plutôt à un raï pop, variété, avec des morceaux très connus comme Bambino, interprété jadis par Dalida. (Trois plages en écoute sur myspace). 5,5/10

- Kandia Kouyaté, Ngara (ML6317): enregistrements des années 1980 et 90 de la griotte mandingue originaire de Kita au Mali. Excellent disque d’une chanteuse traditionnelle à la voix claire et puissante, accompagnée à la kora, au balafon et au ngoni et très bel exemple de ce style de musique. (Extraits en écoute ici) 8/10

- Kimi Djabaté, Karam (ML3017): ce n’est pas souvent qu’on entend un disque de Guinée Bissau. Kimi Djabaté est guitariste, joueur de balafon et chanteur et propose une musique sur base des traditions. Mais comme souvent avec le label Cumbancha, elle est lissée, retravaillée pour le public occidental, comme si celui-ci n’était pas capable de supporter des choses un peu plus rugueuses. De plus, les notes au dos du livret sont écrites pour attirer le grand public, citant Toumani Diabaté et Cesaria Evora dans la même phrase ! Un sacré plan marketing mais tout ça est un peu facile; écoutez plutôt Kandia Kouyaté. Mais tout le monde n’est pas du même avis: critique de De la lune on entend tout et de Jazz Blues & Co. (Les cinq premières plages sont en écoute sur myspace) 4/10

Peut-on juger de la qualité d’un disque d’après le vêtements des artistes ?

Peut-on juger de la qualité d’un disque d’après le vêtements des artistes ?

Je ne devrais peut-être pas écrire cet article. On risque de m’accuser de mauvaise foi. Et pourtant, deux exemples récents ne font que s’ajouter à la longue liste de disques que je sais que je vais détester juste à la vue des vêtements des artistes. Il est vrai aussi que je suis assez sensible aux jolies choses et que j’ai des goûts assez tranchés. D’ailleurs,  si vous venez sur ce blog pour trouver de belles voix (en polyphonie ou pas), de la world trafiquée sans aucune âme et autres musiques de bobos ou néo-hippies, passez votre chemin… J’exècre ça et cela ne fait que nuire à l’image des musiques du monde. Et si j’en parle, ce sera pour dire le mal que j’en pense ! (Et cet article pourrait s’appliquer à de nombreux artistes d’autres styles, d’Abba à Mötley Crüe.)

Je vous montre les deux exemples ?

Le premier est Elisabeth Vatn, Piper on the roof (MT8472) et ses vêtements déstructurés, mêlant grosse laine (est-ce que ce sont des jambières de bras ?) et coton à l’ancienne, le tout sur un pantalon à la Tintin. Je ne voulais pas m’arrêter à ça: a priori un disque sur les cornemuses scandinaves pouvait être intéressant… mais en encodant le disque, je trouvais qu’il y avait déjà un peu trop d’instruments (dont des synthés qui sont rarement bien utilisés en musique du monde). L’harmonica à la Toots Thielemans et les expérimentations new age-isantes m’ont achevé. Hop, une note de 3/10 ! (Six morceaux en écoute sur myspace)

Le deuxième est d’Alla Fagra, Vata pussar (MU6725). Les vêtements ne mentent pas: nous voilà propulsés en 1970, en pleine période hippie, y compris dans la musique. Franchement, je n’y arrive pas, surtout cette jupe faite de bouts de chiffons ! 3/10 (Cinq morceaux en écoute sur myspace)

Evidemment, vous allez peut-être me dire que de très bon artistes s’habillent mal et que d’autres, très mauvais, s’habillent bien… Et que les goûts et les couleurs…

Sur la platine (Janvier 2010 – IV)

J’aimerais parler de plus de disques mais le temps me manque un peu. Quelques commentaires rapides donc sur trois cd.

Je me demandais aussi si vous vouliez savoir à l’avance quels disques je vais proposer au classement ? Je pourrais faire une liste rapide et faire des billets séparés ultérieurs mon appréciation.

Et j’apprécie beaucoup vos commentaires, même si c’est juste pour dire que vous aimez (ou détestez !). Si chaque personne qui passe par ici laisse un petit mot, le blog sera beaucoup plus vivant !

Les 3 cd du jour:

- Kamel El Harachi, Ghana fenou (MJ2535): fils du grand chanteur algérien Dahmane El Harachi, Kamel reprend la tradition du chaâbi en interprétant des compositions de son père et les siennes. Le chaâbi est un style mélangeant sonorités et instruments de la musique arabo-andalouses et musiques occidentales. Bel album d’un style qui se renouvelle. (Deux morceaux en écoute sur myspace). 7/10

- Netsayi, Monkey’s wedding (MM9921): album qui devrait entrer dans la catégorie “world” si on regarde le label (World Connection) mais je n’ai pas trouvé de connection. Quasi aucun son ne rappelle les musiques du Zimbabwe et les chansons en anglais sont du genre soul pop. Et dans ce genre, on fait bien mieux ! (Quatre morceaux en écoute sur son myspace). 3/10

- Afghan star (MV1102): musiques qui apparaissent dans un documentaire sur l’émission “Afghan Star”, l’équivalent afghan de la “Nouvelle Star”. Intéressant pour savoir quels genres de musiques sont à la mode dans un pays où la culture musicale renaît progressivement: on passe de la pop aux synthés du plus mauvais goût à des morceaux où les instruments traditionnels ont la part belle en passant par des chansons fortement inspirées de Bollywood et Lollywood. (bande-annonce du documentaire et un site pour suivre l’édition 2010).  6/10

Bosnie (Sur la platine – Janvier 2010 – III)

Emina Zecaj, Emina Zecaj (MN5229)

Amira Medunjanin & Merima Kljuco, Zumra (MN5208)

Les musiques de Bosnie sont peu connues par ici mais cela risque de changer rapidement avec la distribution dans le Benelux du label Gramofon. Les deux premiers disques qui sont arrivés sont tous deux consacré au “sevdah”. Sorte de “saudade” des Balkans (autant utiliser des mots qui attirent !), le sevdah ou sevdalinka est une chanson traditionnelle contant l’amour, mais un amour meurtri, désespéré. D’origine turque (avec un nom qui vient de l’arabe), il était habituellement accompagné au luth saz; aujourd’hui, divers instruments soutiennent le chant.

Sur les deux disques, les chanteuses sont accompagnées par un accordéon mais l’approche est totalement différente. Emina Zecaj est une chanteuse traditionnelle: il y a peu de variations dans le phrasé; ce sont en quelque sorte des stances qu’elle interprète avec quantité de vibratos mais qui se déroulent de la même manière, se terminent sur la même note. Ceci n’enlève rien à la beauté du chant mais il est clair qu’à côté de la saudade de Cesaria Evora, cela sonne assez aride. Et pourtant, les émotions passent et bouleversent. Je n’ai pas trouvé d’extraits de cet album mais en voici du précédent où elle est accompagnée au saz. 6,5/10.

Amira Medunjanin (déjà connue sous “Amira”) et Merima Kljuco ont une approche contemporaine du style. L’accordéon est souvent dissonant, atonal, en contraste total avec la voix chaude et claire d’Amira, comme pour insister sur celle-ci, la mettre en avant, notamment sur le morceau Mehmeda majka budila où les sons de l’instrument sont répétitifs, effrayants parfois alors que la voix chante la mélodie tout en douceur. Il y a toute une réflexion sur la tradition, sur comment la respecter mais la faire évoluer en même temps, la rendre plus accessible. On ne trouvera pas ici ni les vibratos ni le phrasé répétitif d’Emina Zecaj mais une tradition renouvelée avec brio. En écoute sur youtube:  Sevdah et Kales bre ando. 7/10

Le classement (1)

Voici les résultats à ce jour du classement des musiques du monde. Vous pouvez continuer à donner vos notes et avis dans les commentaires ! Et pour mes notes, c’est ici.

  • Ethiopiques 25: 1971>1975 Modern roots (MK9734), 7,2/10
  • Aya Kagayama, Ayamoyou – Aya Kagayama no minyo (MX5014), 6,8/10
  • The Devil’s Anvil, Hard rock from the Middle East (MV0230), 6,5/10
  • Les Triaboliques, Rivermudtwilight (MQ4410), 6/10
  • Group Bombino, Guitars from Agadez vol. 2 (ML7956), 5,2/10

Une nouvelle liste de disques à noter est en préparation. Les critiques apparaîtront dans les jours prochains.

Haïti (Sur la platine – Janvier 2010 – II)

Triste coïncidence peut-être mais objet exceptionnel: Alan Lomax in Haïti (MF2039) !

Ce très beau coffret présente les enregistrements d’Alan Lomax à Haïti en 1936 et 1937. Les 10 cd sont consacrés à différents types de musique, des plus populaires (meringue, chansons d’origine française) aux plus traditionnelles (cérémonies vaudou). Un livre  présente le contexte et décrit les plages; la reproduction du carnet de notes d’Alan Lomax complète le tout. Grâce aux nouvelles technologies, le son a pu être bien nettoyé, restitué même si ce n’est pas encore parfait.

Ce coffret est exceptionnel, c’est une somme de recherches et exprime un esprit de conservation, d’archivage mais aussi de transmission qui sont à applaudir. Je donnerais sans problème une note de 9 ou 10/10 mais en même temps… je dois bien avouer que je n’ai écouté qu’un seul des dix cd, plaisant certes, mais qui n’offrait pas le sentiment de satisfaction qu’on pourrait avoir avec d’autres disques. Ce n’est pas tant le problème de la qualité sonore (qui est malgré tout très bonne – et j’adore des compilations de 78 tours telles Sprigs of time) mais plutôt celui de la quantité et du manque de temps (et d’intérêt de ma part – ce serait un disque de gamelan, je suis sûre que j’écouterais le tout !).

Mais je me dois de soutenir ce genre d’initiatives ! C’est un travail de mémoire important, surtout quand on sait que les  années 30 étaient une période de transition pour Haïti. Avec des catastrophes comme celle d’aujourd’hui, j’espère aussi que  ce genre de travail permettra de faire connaître et de transmettre les musiques, qu’elle soient adaptées ou non au goût du jour.

Pas de note donc pour ce coffret – classons-le “hors catégorie” ou dans un hit parade spécifique, celui des plus beaux objets de l’année ! Mais vos commentaires sont les bienvenus. (Harte Recordings, avec un download gratuit et un blog retraçant la publication du coffret et décrivant les différents cd, avec extraits)

Comment attirer les amateurs de rock ?

Et les faire écouter des musiques du monde ?

En faisant comme Sub Pop ?

Label phare de la période grunge, Sub Pop a décidé de se lancer dans les musiques du monde, en rééditant pour les Etats-Unis l’album de Bassekou Kouyaté. Plus d’infos ici !

Sur la platine (Janvier 2010 – I)

Premier épisode d’une série qui sera plus régulière (je l’espère) cette année.

Premier épisode également où je vous demande votre avis sur les disques en question avec une note de 0 à 10 (je remets le barème en fin de billet) et vos commentaires et appréciations.

Comme les sorties ne sont pas nombreuses en ce moment (quasi inexistantes même en ces premières semaines de janvier), il s’agit de disques sortis pendant les derniers mois de 2009. Ils seront disponibles en centre de prêt à partir fin janvier mais j’ai essayé d’intégrer des liens vers des extraits sonores pour chaque disque.

  • Aya Kagayama, Ayamoyou – Aya Kagayama no minyo (MX5014), 7,5/10
  • Ethiopiques 25: 1971>1975 Modern roots (MK9734), 7,5/10
  • Group Bombino, Guitars from Agadez vol. 2 (ML7956), 6,5/10
  • Les Triaboliques, Rivermudtwilight (MQ4410), 6/10
  • The Devil’s Anvil, Hard rock from the Middle East (MV0230), 6/10

Ethiopiques 25: 1971>1975 Modern roots (MK9734): Francis Falcetto continue l’exploration des musiques populaires d’Ethiopie avec ce 25e volume (12 sont encore prévus à l’avenir) consacré au label Amha Records, dont une partie du répertoire a déjà été publié lors de précédentes éditions. Les morceaux sélectionnés sur ce disque sont loin des expérimentations “à l’occidentale”, “soul” ou “jazz”. Ils renvoient aux musiques traditionnelles, depuis toujours une source d’inspiration importante pour les artistes, et mettent en valeur des instruments acoustiques locaux. Même un artiste comme le “Elvis d’Ethiopie”, Alèmayèhu Eshèté interprète un traditionnel, quoique avec une voix tirant vers la modernité. (Buda Musiqe, 860177, avec des extraits) Note: 7,5/10

Group Bombino, Guitars from Agadez vol. 2 (ML7956): guitares et chants du désert, des Touaregs du Niger. Disque en deux parties, la première provenant des archives du groupe, la deuxième enregistrée en live par Hisham Mayet. Celui-ci a fait un voyage dans la région en 2007 et a ramené de nombreux enregistrements dont certains sont déjà publiés sur Sublime Frequencies (le dvd Palace of the winds – MM0804 et le vol. 1, Guitars from Agadez par le Group Inerane – ML5978). Les quatre premiers morceaux ont été enregistrés en acoustique et sonnent très bien, la “dry guitar”, hypnotique par moments, est inspirée par Ali Farka Touré et Tinariwen, groupe qui inspire beaucoup les musiciens locaux. Les cinq plages suivantes sont électriques et la lassitude et la répétition s’installe bien vite. Les conditions de l’enregistrement et la piètre qualité du matériel que s’échangent tous les musiciens de la région nuisent à l’ensemble. Pour une idée du style en images. Pour qui ne connait pas le “blues du désert” tel qu’il est communément appelé aujourd’hui, je conseille plutôt le groupe Tinariwen déjà cité, notamment leur dernier album Imidiwan. (Sublime Frequencies, SF046CD) Note: 6,5/10

Les Triaboliques, Rivermudtwilight (MQ4410): cet album me pose problème: à la première écoute, j’ai beaucoup aimé… par contre mes réécoutes font baisser la note à chaque fois. Et je n’arrive à garder mon attention sur le disque que pour les premières plages, ne sachant même plus à quoi ressemblent les dernières après plus de trois écoutes. Ce n’est pas la faute aux musiciens, ils sont excellents, ils connaissent les musiques du monde et rock. Il suffit de voir leur CV pour en avoir la preuve: Ben Mandelson et Lu Edmonds ont fait partie des 3Mustafa3, Justin Adams a joué avec Robert Plant et avec le musicien gambien Juldeh Camarah; les deux premiers maîtrisent un nombre impressionnant d’instrument à cordes du monde (du saz à la guitare hawaïenne, du luth crétois au kabosy malgache) et le troisième est un excellent guitariste. A quoi la faute donc ? Aux vocaux peut-être qui ne sont pas vraiment convaincants ? A la légèreté de l’ensemble qui pourrait pourtant être un point positif ? A la transformation de certaines musiques traditionnelles que j’aime plus brutes ? A une certaine langueur sur un peu trop de morceaux ? Trois plages sont en écoute sur myspace, dont une de mes préférées, Gulaguajira (I, the dissolute prisoner) qui mêle habilement mélodie mexicaine et chanson russe. (World Village, 468088) Note: 6/10

The Devil’s Anvil, Hard rock from the Middle East (MV0230): un peu de musique psychédélique des années 60 parce que je sais qu’il y a beaucoup d’amateurs. The Devil’s Anvil est un groupe américain qui s’est formé à Greenwich Village, New York, en plein mouvement hippie/folk. Se basant sur des traditionnels moyen-orientaux, grecs et turcs, le groupe les transforme, les adapte au goût d’une époque friande en guitares fuzz et rock exotique tout en gardant des instruments orientaux comme l’oud, le bouzouki, le tamboura et les percussions ainsi que les paroles en langue locale. Il se termine pourtant sur une version en anglais de Misirlou, loin de la version surf de Dick Dale. L’album n’a connu aucun succès à l’époque, sa pochette étant quelque peu provocatrice en ces débuts de guerre israélo-arabe. Une redécouverte. (Plusieurs morceaux en écoute via ce lien) (Rev-Ola, Rev282) Note:6/10

Aya Kagayama, Ayamoyou – Aya Kagayama no minyo (MX5014): la chance que vous écoutiez ce disque un jour est réduite, à moins que vous ne soyez un grand amateur de musiques traditionnelles japonaises et membre de la Médiathèque où vous le trouverez en prêt.  Si jamais vous voulez l’acheter, il est disponible chez Far Side. Difficile aussi de vous le faire écouter, j’ai juste trouvé quelques extraits qui vous donneront une idée. Ce n’est pas un disque facile, mais une fois un peu habitué aux sonorités japonaises, il est prenant: la magnifique voix tout en retenue et aux légers vibratos est accompagnée du violon d’origine chinoise kokyu et de percussions qui ponctuent le chant. Une deuxième voix donne le contrepoint sur certains morceaux tous issus de la tradition du minyo, du chant populaire de la région de Hokuriku (centre du Japon), sauf la dernière plage qui fait entrer le genre dans la modernité. Une dernière chose: une rapide enquête sur Facebook m’a confirmé que ce disque peut trouver son public ! (Victor Entertainment Japan) Note: 7,5/10

Barème:

10. Chef-d’œuvre
9. Exceptionnel
8. Très bon album
7. Bon album
6. Pas mal, sans plus
5. Moyen
4. Bof…
3. Plutôt raté, ou inintéressant
2. Vraiment mauvais
1. Nul
0. Nullité absolue

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